dossier vernis

Tout pour refaire une beauté à votre bateau
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Message par transfert » 01 juin 2005, 22:31

Voici quelques conseils pour ceux qui doivent refaire ou qui ont envie d’avoir un bel intérieur
Comme pour toute peinture, le vernis n’est qu’une peinture sans pigment, le résultat final dépendra de la qualité de votre travail de préparation!!! Et là, l’huile de coude et le temps sont les données de base de tout bon vernisseur.
Enfin, les ébénisteries extérieures des First 30 étaient réalisées en teck et ne nécessitent donc pas et même surtout pas de vernissage !
Malheureusement, je n’ai pas fait de photo à l’époque, durant la progression du travail. Eh oui, l’association n’existait pas
Le matériel et les produits nécessaires :
Pinceaux, les brosses plates en soie naturelle sont les plus efficaces. La taille idéale se situe aux alentours des 40 mm. Il faut les faire tremper préalablement de manière à éviter que les poils ne se détachent. Tous les pinceaux en perdent, mais un passage sur du papier de verre permet d’éliminer tous ceux qui seraient tentés de partir.
Rouleaux à laquer ou en mousse ils permettent de traiter les grandes surfaces planes avec des résultats surprenants proches de ceux obtenus avec un pistolet ! Pour y arriver, on utilise le rouleau pour étaler le vernis (type 2 mousse ou type 6 velours) et on "casse" le grain avec la brosse plate que l’on passe sans appuyer sur la zone qui vient d’être vernie. Le rouleau est sacrifié La brosse est inclinée de 45° par rapport à la surface et surtout, elle n’est passée que dans un sens donc on ne revient pas en arrière et en plus dans le fil du bois.
Bocaux en verre: il en faut plusieurs, l’un pour le nettoyage des outils, un autre pour conserver les pinceaux et enfin un dernier dans lequel on verse avant de travailler la quantité de produit nécessaire. Il vaut mieux en mettre un peu moins et en ajouter. En effet, le surplus sera jeté. Le produit dans le bocal est pollué par les poussières et a commencé à sécher. Il faut donc le jeter, et ne pas le remettre dans le pot de vernis ce qui aurait pour effet d’entraîner la pollution de tout le produit restant. Cela se concrétise par l’apparition de petits conglomérats de vernis. Pas idéal, puisqu’on les retrouvera lors du passage de la dernière couche !!!
Ponceuse vibrante + aspirateur ce couple d’outils est essentiel pour faire une préparation correcte des supports. Les feuilles d’abrasifs seront de bonne qualité : pas les lots que l’on trouve dans les foires à la bidouille. Elles seront changées souvent. Les grains que j’utilise sont le 150, 100 et 80
Matériel divers : Il sera certainement nécessaire de redonner l’aspect du neuf dans des zones abîmées voire très abîmées. Le matériel de base pour ce genre de travail est un set de feutres idéal pour ce genre de travail que La Redoute vend dans les pages ameublement !!! Ces feutres seront utilisés pour travailler sur de petites zones. Les grandes zones seront traitées soit à l’éclaircisseur de bois ou acide oxalique lorsqu’elles sont trop foncées soit à la lasure teintée dans le cas contraire. Dans ce cas j’utilise de la lasure "pin d’orégon". Attention prenez de la lasure de bonne qualité dont le diluant est du white spirit !
Enfin le mastic polyester que vous avez sûrement dans votre caisse à outils vous sera utile pour reboucher certains trous. Un stock de chiffons en coton sera nécessaire
Le vernis!!! Là chacun a son produit préféré ou conseillé par le copain de la super voisine de ponton, etc. Mon bateau étant amarré dans un port sans ponton, j’ai donc dû trouver moi même les produits les plus adéquats. S’agissants de contreplaqués, donc de structures relativement stables en dimensions et travaillant peu, on peut utiliser des vernis bi-composants. Personnellement, j’ai préféré un produit plus traditionnel à base de résines polyuréthanes. Le vernis des cloisons et des portes Tout d’abord faites un examen minutieux de toutes les surfaces pour évaluer le travail à faire. En particulier, vous noterez les zones présentant des défauts de coloration clair ou foncé. Les zones foncées apparaissant plutôt en bas des cloisons, ce sont des tâches d’humidité. Les zones claires sont situées dans les endroits exposés à la lumière, j’en ai trouvé essentiellement sur la cloison de la couchette avant sous le panneau ouvrant . Cet inventaire fait, vous pouvez procéder au premier ponçage des cloisons. Le démontage des éléments de mobilier amovible améliore l’accès et donc au final la qualité du travail. J’ai, pour ma part, enlevé toutes les fermetures des placards et démonté le meuble de salle de bain, le placard à cirés et la cuisine. Il est plus simple et meilleur pour la santé, d’utiliser une ponceuse vibrante avec un tuyau d’évacuation des poussières branché à un aspirateur. En ce qui concerne l’abrasif, le grain que j’ai choisi est du 100, parfois 80 dans des zones abîmées. Une fois le ponçage terminé dans les moindres détails on essuie toutes les surfaces avec un dissolvant. Personnellement, j’utilise de l’essence de térébenthine qui est moins agressive pour le bois et dont l’odeur reste finalement agréable. Dès lors on peut passer à la phase de réparation proprement dite.
Tâches d’humidité : Pour atténuer, voire faire disparaître, les tâches sombres d’humidité, procédez comme suit:
Achetez de l’acide oxalique ou sel d’oseille, j’en ai déjà parlé sur le forum, on en trouve dans toutes les grandes surfaces de bricolage sous le nom d’éclaircisseur de bois. Avec un pinceau on étale une petite quantité de ce produit sur les zones à traiter. On laisse agir quelques minutes puis on rince abondamment. Généralement trois applications suffisent mais cela dépend essentiellement de la concentration de l’acide !!!o De toute manière le bois ainsi traité ne sera pas définitivement détruit !!! Il y a de la marge. Bien sûr il est nécessaire après ce traitement de laisser sécher le bois en profondeur. Pour foncer le bois dans les zones décolorées par les UV J’utilise avec de très bons résultats une lasure qui nourrit et teint le bois. La teinte qui m’a permis de me rapprocher le plus de la teinte chaude de nos ébénisteries et "PIN D’OREGON". Pas de marque à conseiller, mais ne prenez pas de produit à base d’eau souvent présentés sous la dénomination aquaréthane, ils ne sont pas forcèment compatibles avec les vernis que nous passerons après. J’étale grassement cette lasure avec une brosse en croisant sur les fibres du bois. Grassement signifie que le produit n’est plus absorbé par le bois et commence à faire des accumulations, des coulures…. Je rappelle que l’on termine toujours par un passage dans le sens des fibres. Avant que la lasure ne sèche, je procède à son essuyage avec un papier ménage, j’insiste sur les zones foncées j’essuie légèrement sur les zones claires et j’arrête quand la teinte devient uniforme à l’oeil. Ensuite je laisse sécher naturellement. Dans certains cas j’ai été amené à retracer le veines du bois avec les feutres .
Le vernissage
Non, je ne vous invite pas à un cocktail !!! mais plutôt à une fastidieuse partie de pinceau et rouleau. Mais, vous verrez, c’est finalement la partie la plus sympathique du boulot puisqu’on voit rapidement les résultats. Vous pouvez, après avoir poncé mettre une couche de fond dur ou bouche pores il y en a un bon chez casto dans le rayon ébénisterie. Cette couche permet de limiter le nombre de couches de vernis. Une suffira, du coup, sur les boiseries au lieu de trois. Puis entre chaque couche poncez, grain 400 papier à l'eau, puis nettoyage. Autre solution : abrasif 280 à sec puis coup de chiffon humide de white spirit. C’est la solution que je préfère et préconise. La première couche passée, attendez son séchage complet pour examiner s’il ne faut pas refaire quelques corrections !!! On ne le dira jamais assez : la qualité d’une peinture ou d’un beau vernis dépend essentiellement de la qualité de la préparation. En termes de temps 80% sera consacré aux préparatifs et 20% à l’étalement du revêtement. La suite au prochain numéro !!! :wink:

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Message par transfert » 01 juin 2005, 22:34

C'est sur, Philippe pour les extérieurs en teck, tu as raison.
Mais ça ne fait rien, même si je sais que ça ne tient pas trés longtemps, et qu'en plus ça glisse. Ca fait rien parce que quand même, ça fait joli ... Et que le cap'tain doit commencer par se faire plaisir !
Je n'en suis qu'à la moitié des couches. Pour les détails : aprés discussion avec Mr le Tonkinois, huile "d'impression bio teck" le tonkinois : 2 couches, vernis le tonkinois 4 couches, autant de couches à venir et pour tout le reste : préparation, passe du vernis, pinceaux etc : conseils éclairés de Philippe :wink:

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vernis (suite)

Message par transfert » 02 juin 2005, 12:49

Les vaigrages bois du rouf
Souvent peu abîmés, un traitement en deux couches à la lasure incolore ou au vernis mat suffit. Bien sûr, on aura procédé à un ponçage en rapport avec l’état des surfaces donc pour les vaigrages cela devrait rester léger avec un abrasif de grain 150.
On peut en profiter pour boucher les trous faits par les anciens propriétaires et que l’on utilise plus. Pour cela utilisez du mastic polyester que vous teinterez avec la lasure "pin d’orégon" suivant le mode opératoire décrit plus haut.
Dès lors le vernissage proprement dit procède de la même technique que ci-dessus.
Les planchers
J’ai voulu terminer par les planchers parce que mon expérience m’a montré que finalement pour obtenir un résultat satisfaisant c’était la tâche la plus lourde en temps et en énergie !!! Souvent très abîmés, il s’avère qu’avec certaines recettes de cuisine on peut facilement les sauver. La limite étant l’épaisseur du plaquage qui représente que quelques millimètres qui est souvent profondément touché parce qu’exposé aux agressions de nature très différentes comme l’abrasion des marcheurs, les tâches d’hydrocarbures ou autres déversements de repas humain ! Il faut donc comme pour les autres pièces procéder à un examen minutieux de la surface pour évaluer les travaux de restauration. En effet, certaines rayures profondes peuvent être réparées au mastic polyester teinté à la demande dans la couleur du bois à remplacer. Pour teinter j’utilise la lasure "pin d’orégon" que j’ai citée plus haut. Les artistes peuvent compléter le camouflage avec des traits fins plus foncés pour imiter les veines du bois. La Redoute vend, dans les pages ameublement, un set de feutres idéal pour ce genre de travail !!! C’est ainsi que j’ai récupéré le plancher du cabinet de toilette fortement abîmé par une fuite du hublot de roof. Pour étaler le vernis, utilisez un petit rouleau laqueur. C'est impeccable pour le vernis satiné que vous voulez certainement étaler sur les boiseries de vos bateaux. Attention le rouleau peut perdre quelques poils au début. Pour éviter les poils disgracieux sacrifiez un peu de vernis sur un carton propre. Pour les vernis brillant (les planchers par exemple) utilisez le même rouleau mais passez ensuite un pinceau plat large environ 60 à 100 mm. Lui aussi risque de perdre quelques poils, passez le sur un bout de papier de verre propre. Ce pinceau appelé aussi splater, doit être passé comme une caresse sur le vernis frais pour casser l'effet peau d'orange du rouleau. De toutes façons vous allez pouvoir vous entraîner il faut plus de 10 couches sur les planchers, j'en ai mis 13, côté visible, quatre suffisent de l'autre côté, pour être tranquille. Et on ponce entre chaque couche. Certains pourront se contenter de poncer l'avant dernière couche. Mais cela implique de passer les couches successives à moins de 48h les unes des autres.
N'oubliez pas on ne trempe jamais directement son pinceau dans le vernis. Sinon on le pollue. On pratique petite quantité par petite quantité.
Bon courage et montrez nous le résultat !!!

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