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Home Les First30 en voyage Eté 2007 : Remontée de l'Adriatique par l'Italie

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Eté 2007 : Remontée de l'Adriatique par l'Italie PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Emannuel - RATAFIA   
Dimanche, 09 Septembre 2007 18:24

 

adr2007_400.jpgVoici un petit topo sur l’itinéraire Sibari (Golfe de Tarrente-Calabre)-Venise. Ce topo fait suite aux précédents aisément disponibles sur le site  (2004 : Côte d’Azur-Calabre par la côte Tyrrhénienne, 2005 : Calabre-Malte par Sicile Ouest, 2006 : Malte-Sibari, Golfe de Tarente)

 

J’ai essayé de rédiger ces topos de manière factuelle et descriptive afin que ceux-ci puissent aider ceusse qui prévoiraient de faire un parcours similaire. Un petit complément à jour aux différents guides.

Notre approche du voyage est familiale et par conséquent autant touristique que voileuse.

Nous essayons, par exemple, de limiter le nombre de grosses étapes et privilégions (malgré le coût induit), les escales dans les ports pour découvrir plus aisément les terres et donner l’autonomie que réclament légitimement nos enfants (quoiqu’il n’y en ait désormais plus qu’un à bord !). Après vote démocratique, nous ne refusons cependant pas, quand l’occasion se présente, quelques mouillages.

 

Nous avons fait ce parcours d’env.600 milles en une grosse vingtaine de jours en août 2007. Pour un équipage familial (maman, papa et fiston) qui aime faire du tourisme et non pas la course, c’était un peu short au niveau timing (avec 8 jours de coup de vent). Nous n’avons pas pu visiter assez les escales, ni fureter hors des marinas. Ceci dit, la zone (mis à part quelques parties : sud et région de Vieste) n’offre que peu de mouillages relativement sûrs.

Notre parti pris de remonter l’Adriatique au lieu de nous diriger vers la Grèce découle de notre envie de découvrir Venise et la Croatie ainsi que de notre souhait de naviguer en Mer Egée hors vacances scolaires en dehors des périodes de Meltem. Ce que nous pourrons faire quand Léo, notre fils, aura mieux à faire que de partir en vacances avec ses darons (suivant l’exemple de sa sœur, d’ici 3 ans, l’affaire sera, je pense, réglée,..)

Quant aux choix de la remontée par la côte italienne et non croate, c’est simplement notre curiosité qui nous a guidés. La Croatie, cela sera pour 2008, la côte italienne a aussi ses charmes (même si nous ne doutons pas du pouvoir d’attraction des îles dalmates). Enfin, avantage non négligeable : les ports italiens de l’Adriatique offrent, en juillet-août, un accueil souvent chaleureux et de nombreuses places disponibles : les plaisanciers italiens effectuant une transhumance traditionnelle vers la Croatie en période estivale.

 

Météo : 8 jours de coups de vent (Nord>6). Nombreux orages fin août. Vents dominants : Nord mais (heureusement) brises thermiques. Environ 150 milles effectués au moteur.

Température : Très chaud au sud (fréquemment>40°). 2 jours de pluie.

   

Sibari :

marina_sibari.jpgOutre ce que j’ai pu en dire, en premières impressions lors de notre arrivée en 2006. Voici les conclusions que je peux en tirer après 10 mois d’hivernage :

 

  • Prix honnêtes (1600 € - pour 1 an à sec).
  • Chantier offrant une large palette de travaux réalisables mais dont je n’ai été que moyennement satisfait (un hublot changé 2 fois qui fuit toujours, un safran démonté qui a repris du jeu, de l’étoupe changée version minimaliste,…)
  • Bonne ambiance au chantier et à la Marina bien équipée
  • Une accessibilité limitée par la terre (24h de train pour Paris ou 3H30 de voiture depuis l’aéroport de Naples)
  • Une accessibilité pas si complexe que ça par la mer si on repère au préalable (sur leur site web) la dernière position récente des bouées rouge et verte d’atterrissage. Le chenal est ensuite balisé. En cas de doute, la marina peut vous envoyer un zodiac pour vous guider sur appel VHF, CH9.
  • Une ambiance typiquement calabraise : Sibari est très mort (plus aucun commerce à proximité), les Calabrais ne respirent pas la joie de vivre (et on peut les comprendre), il y a beaucoup de pauvreté (prostitution, routes délabrées, détritus partout, petites arnaques, ambiance de mafia latente, police absente ou faisant parfois un passif acte de présence)
  • Vide culturel impressionnant (général à la Calabre) : très peu de mise en valeur de leur histoire, aucune librairie, aucun cinéma, etc,….
  • Très belles plages quasi-désertes et somptueux arrière pays.

 

  

Sibari-Cariati : env.25 milles

 Cariati :cariati051.jpg

  • Port typiquement calabrais : potentiel plaisance non-exploitéé et ville quasi-morte
  • Grand quai en entrant sur bâbord avec toute la place pour s’amarrer (nous étions le seul bateau de plaisance)
  • Très pratique pour se positionner et diminuer l’étape de traversée du Golfe de Tarente (de la place disponible - contrairement à Ciro, complètement bondé par les bateaux locaux à 10M au Nord -  + une sortie/entrée franche pour arrivée/dérapage de nuit)
  • Gratuit + robinet d’eau douce sur le quai et plages à proximité.

 

Cariati-Gallipoli : env.60 milles.

 Peu de trafic maritime croisé (2 cargos allant vers Tarente). Calme plat de 11 à 16H.

gallipoli500.jpg

 

Gallipoli :

  • Très belle vielle ville, très touristique et très animée
  • Accueil (CH 9), eau non potable, électricité, pendilles, toilettes sommaires sans douches, pas de carburant.
  • Marina chère (45 €)

 

Gallipoli-Sta Maria di Leuca : env.20 milles.

leuca.jpgSta Maria di Leuca :

  • Port très vivant au petit matin et en soirée (étape quasi incontournable pour la Grèce - Corfu à 60 milles-), ambiance apéro et sieste sinon.
  • Ville animée avec de très belles et vieilles villas
  • Beau point de vue au Phare (après l’ascension de l’escalier Mussolini)
  • Port ouvert au vent d’Ouest
  • Bon accueil (pontons de gauche en rentrant)
  • Pendilles, eau potable, électricité, carburant, sanitaires
  • 25 € 
    

 

Sta Maria di Leuca-Tricase : env.15 milles

 tricase.jpgTricase :

Tout petit port très mignon et très encombré. Attention aux nombreux baigneurs à l’entrée.
  • Pas d’accueil
  • 5 places soi-disant réservées aux voiliers en transit. 4 étaient prises par des barques locales. Nous nous sommes fait virer en moins de deux de la cinquième par un local.
  • No comment.

 

 

 

Tricase-Castro : env.5 milles

castro250.jpgCastro :

  • Idem Tricase : Tout petit port très mignon et très encombré
  • Pas Idem Tricase : très bon accueil, les pêcheurs ont dégagé 3 bateaux pour nous faire une place (nous fûmes le seul voilier dans ce trou de souris durant notre escale). Même réaction 2 jours plus tard pour accueillir, en plein un coup de vent, une famille anglaise (papa, maman, 70 ans + fifille et joli fiston) sur un 7 m (style folk boat), en provenance directe de Corfu par un Nordet force 7, bien établi. Sacré anglais !)
  • Excellente protection
  • Très belle vieille ville dans la citadelle surplombant le port. Belles baignades au pied des falaises.
  • Guardia di Costeria très tatillonne (surtout le boss moustachu à grosse casquette) : vérification des papiers quotidienne (dès fois qu’un Albanais ait surgi à bord pendant la nuit) et 3 jours maximum d’escale (quel que soit, visiblement, le temps à l’extérieur)
  • Eau potable, pendille, pas d’électricité, WC publics
  • 20€
  

 

Castro-Otrante : env.10 milles

(4 heures à tirer des bords avec un bon renforcement d’un NE déjà bien établi - env.30 nœuds- sur le cap d’Otrante)

 

 

Otrante :

otrante.jpgOtrante, bien que dans les Pouilles, nous a laissé un goût de mauvaise facette Calabraise, nous y avons retrouvé les mêmes carences de gestion économique du tourisme dans une région qui en a pourtant bien besoin.

Otrante dispose en effet (paraît-il) d’une très jolie ville très riche en histoire que nous réjouissions de découvrir et d’un grand port. Malheureusement une partie des quais reste non aménagée et réservée aux quelques cargos susceptibles de faire escale. L’autre a été aménagée de nombreux pontons, tous gérés par des sociétés différentes. Il y a de nombreuses places vides sur ces pontons mais pas question d’avoir le droit de s’y amarrer.

Pour les visiteurs, il n’y a qu’une toute petite dizaine de places, face au quai, sans pendilles. Résultat des courses : devant ce remarquable dispositif d’accueil, les nombreux bateaux en escales (venant ou allant en Croatie ou en Grèce) rebroussent chemin à peine les digues franchies ou, en désespoir de cause, mouillent dans l’avant-port totalement ouvert du NE au SE en se faisant branler et en espérant que ça ne s’aggrave pas. Toute idée d’une longue virée touristique à terre étant définitivement écartée. C’est cette dernière option que nous avons d’ailleurs dû prendre. Vraiment dommage.

 

 

Otrante-Brindisi : env.50 milles

 

Brindisi :

brindisi250.jpg  Petite ville bien attachante et qui s’attache à être coquette malgré une architecture assez quelconque. Départ légendaire des ferries pour la Grèce et flot de sacs à dos et bobs à fleurs entre la gare et l’embarcadère. Brindisi fut la capitale durant quelques mois de l’Italie lors de la Libération.

  • Possibilité de s’amarrer (par temps calme car grand fetch pour les vents de NE) au centre ville devant le monument clôturant la Voie Appia.
  • Possibilité de s’amarrer au Yacht club de la ville (sûrement la meilleure solution, si on l’avait su plutôt) : l’ambiance y a l’air très sympa et la protection parfaite.
  • Nous avons opté par facilité et fainéantise après une longue journée en mer, pour la nouvelle marina : Bocca di Puglia. On ne savait pas qu’on allait y rester bloqué (NW7-8) pendant 5 jours. Ceci dit, mis à part son isolement, la marina ne souffre d’aucun reproche.
  • Bon accueil, eau potable, électricité, accueil, sanitaires, carburant, chantier nautique, bus n°5 et 4 pour aller en ville (5km, des fois 1 €, des fois 0,5€, des fois gratuit,… Viva Italia!)
  • A éviter absolument : le sordide troquet du port. Une véritable escroquerie : 2 demis et 1 coca en boîte : 10 € ! Et en plus, le serveur tire la gueule !
  • Bien protégée de la mer par une jetée, nous avons cependant pu constater que la marina n’offre aucune protection du vent en lui-même lorsqu’il souffle du Nord. Quelques bateaux sur notre ponton ont eu bien des difficultés avec leurs amarres bien sollicitées dans ces conditions.
  • 18 €
   

Brindisi-Bari : env.62 milles

(après 5 jours d’escale forcée à Brindisi, il nous fallait allonger un peu la foulée)

 

Bari :

bari.jpgPeu d’indications à livrer sur Bari. Nous sommes arrivés à la tombée du jour à Porto Nuevo pour repartir au petit matin.

Nous ne disposions pas d’indications précises ni récentes sur l’organisation de la plaisance dans le port. Nous sommes donc allés vers les premiers mâts que nous avons aperçus (à tribord en rentrant dans l’immense darse).

Sans âme qui vive, nous nous sommes glissés entre deux voiliers dans une marina lugubre. Enfermés sur le ponton par une grille verrouillée, nous avons pris nos 6 heures de sommeil et sommes repartis sans avoir croisé personne ni avoir rien appris de plus sur la capitale des Pouilles.

Désolé.

 

 

 

Bari-Trani : env.15 milles

 

trani.jpgTrani :

Trani marque la fin de la pauvreté de l’Italie du sud. Trani sent l’argent et le début du luxe made in Italy du Nord. Vieille ville bénéficiant de toutes les invasions qu’elle a eues (grecque, arabe, normande, turque,…). Son architecture est magnifique et variée et ses habitants charmants et heureux. Une escale à ne pas rater.

  • Très bon accueil au port communal
  • Eau potable, électricité, pendilles, sanitaires, carburant. Port surveillé 24H/24 par un policier en haut d’un mini-mirador (c’est à lui aussi qu’on règle le port)
  • 26 €

 

 

 

gargano.jpgTrani-Vieste : env.45 milles.

L’arrivée sur cet « ergot » de l’Italie Est est très belle.

Superbes collines boisées (malgré les incendies de cet été 2007), splendides falaises.

Attention en tournant l’île Sta Eufemia (au sommet de l’ergot) :  nous avons subi quelques effets locaux surprenants : du courant (avec des marmites, kif-kif Golfe du Morbihan) et le vent qui passe de 0 à 30 nœuds et d’Ouest à l’Est.

 

 

vieste.jpgVieste :

Attachante bourgade, mi-pêche, mi-touristique (superbes plages). Belle vieille ville fortifiée. En se promenant un peu, on tombe vite dans des forêts d’oliviers parcourues par des troupeaux de chevrettes et de moutons (ça sent la Grèce à plein nez). A Vieste, on voit aussi les premiers carrelets géants (comme sur la Charente) que l’on retrouve jusqu’au Pô, suspendus au-dessus de l’océan, avec des petits abris en bois de couleur, tout croquignolets.

  • 2 pontons gérés par 2 sociétés différentes (nous avons été happés par l’accueil du 2ème)
  • Accueil, eau potable, électricité, pendille, sanitaire, carburant
  • 30 €

 

carlet.jpgVieste-Termoli : env.50 milles

(pas d’autres ports en chemin si ce ne sont les Iles Tremiti, plus au large).

On distingue également l’île inhabitée de Palagruza (Croatie) à mi-parcours.

 

 

termoli.jpgTermoli :

Nous, on a bien aimé, port de pêche qui empeste le poisson et vieille ville fortifiée bien sympathique

.

  • 1 ponton en bois géré par une petite entreprise familiale
  • Eau potable, électricité, sanitaires,
  • pendilles, carburant
  • Assez cher cependant (40 €)
  • Port très ouvert au sud (ça bouge beaucoup à l’entrée)

 

 

Termoli-Pescara : env.50 milles à longer le littoral qui commence à s’aplatir méchamment 

pescara.jpgPescara : Il faut prendre le bus ou un taxi (085-42-11-870) pour aller à la ville. Nous n’avons pas eu le temps d’y aller.

  • Port très très bien tenu
  • Accueil (VHF CH6), eau potable, électricité, sanitaires grand luxe, pendilles, carburant
  • En entrant dans le port, laissez la rangée de bouées sur bâbord (banc de sable)
  • Excellent chantier très gentil, très réactif et très compétent (et ils parlent français et anglais) – Tél : 085-45-10-361
  • 25 €
  • Pescara est un port que je conseillerai sans problème pour hiverner
  

Pescara-Giulianova : env.20 milles

Giulianova :

 Port de pêche couplé à une petite cité balnéaire sans prétentions

 

giulianova.jpg

  • Accueil (au ponton central : « Circolo nautico »)
  • Eau potable et non potable, électricité, pendilles, pas de sanitaires
  • Le port va être refait très prochainement pour créer une véritable marina
  • 24 €

   

Une bonne adresse pour manger une glace artisanale (conseillée à juste titre par le papy maître du port) : « le Nettuno », tenu par une adorable grand-mère, sur le front de mer en allant vers la ville

 

Giulianova-Civitanova : env. 25 milles

(début des premières plates-formes pétrolières, nombreuses jusqu’à Venise)  

 

civitanova.jpgCivitanova : Idem Giulianova : Port de pêche couplé à une petite cité balnéaire sans prétentions

 

  • Pas d’accueil (mais nous étions le 15 août)
  • Grâce à la gentillesse de plaisanciers locaux qui ont téléphoné au responsable, nous nous sommes amarrés au ponton de la Lega Navale
  • Eau potable, électricité, pendilles
  • sanitaires
  • 30 €

 

conero.jpg

 

Civitanova-Ancône : env.30 milles.

Très beau passage du Mont Conero, dernier relief imposant de la côte Adriatique en remontant vers le Nord.

Ancône et son paysage industriel surgissent comme une verrue après le dernier cap du massif.

Attention aux nombreuses vastes zones d’aquaculture (qui ne sont plus du tout aux endroits indiqués sur les cartes) 

 

 

Ancône :

ancona.jpgLa ville a dû avoir son heure de gloire comme en témoigne de superbes bâtiments privés et administratifs. Elle n’est plus actuellement qu’une énorme étape pour les voitures qui embarquent vers la côte Est Adriatique. Même les commerçants au mois d’Août n’y croient plus et avaient fermé boutique dans leur majorité pour prendre leurs congés, laissant démunis des hordes de passagers en transit affamés. Excellente gelateria sur la place centrale. Aucune place pour les voiliers en transit dans le vieux port

  La Marina d’Ancône est toute neuve mais mal gérée

  2 mamies tiennent le bureau (fermé de 12H à 15H30) et se moquent éperdument de l’endroit où vous avez amarré le bateau. S’étonnent que vous souhaitiez utiliser les WC du port et que vous n’ayez pas des vélos à bord pour aller en ville. Vu qu’on s’est amarrés au pifomètre, sans que personne ne nous demande rien, nous avons été bien bêtes d’aller nous déclarer au bureau du port (on vieillit, on vieillit, en voulant être honnête, on devient un peu bête)

  • Eau potable, sanitaires, électricité, pendilles, ville à 3 km , en passant par les poubelles, les bretelles de voies rapides, les entrepôts et les chiens qui grognent sous 40° à l’ombre (et y a pas d’ombre,..)
  • 40 € ! Une étape à éviter.

 

Ancône-Fano : env.15 milles de côte plate et qui commence à être bétonnée à mort. Plate-formes pétrolières dont une en construction sur le trajet qui donne une image assez incompréhensible vue de loin.

fano.jpgFano (porto di Cesari ) : Cité balnéaire dont le front de mer n’a que très peu d’attrait sauf si on aime les huiles solaires, les plages de galets privées, et les bimbos italiennes. Par contre si vous montez dans la vieille ville(2km) pendant que tout le monde est à la plage (entre 15 et 17H par exemple), vous allez découvrir une merveilleuse petite ville qui a des vrais airs de Parme ou de Bologne.

  • Accueil, eau potable, électricité, carburant, sanitaires, pendilles et catway (les marées commence à se ressentir, mais de là à abandonner les pendilles J)
  • Très bien protégé et avec 2,60 m de tirant d’eau dans le chenal : un bon port éventuellement d’hivernage
  • 25 €
  

Fano-Rimini : env. 15 milles de côte plate et bétonnée.

 

rimini.jpgRimini :

 

Surtout n’allez pas vers les plages qui sont un cauchemar (1300 hôtels, vous imaginez !). Prenez plutôt l’allée ombragée qui vous emmène de la marina à la vieille ville (2km environ). L’ambiance y est assez similaire et sympathique qu’à Fano, en un peu plus grand et avec un peu plus de monde, même à l’heure de la bronzette. N’hésitez pas à finir votre balade en allant vers le pont «Tibère » datant de l’époque romaine. D’une part, il est très joli, d’autre part, juste avant vous avez une Gelateria S.U.B.L.I.M.E (la dernière qui a le goût de l’Italie du sud) et surtout, après vous arrivez dans le vieux village de pêcheurs de Rimini, tout mignon avec ses maisons roses et leurs fresques. Cerise sur le gâteau, vous tombez sur le supermarché (dont les rayons n’ont plus rien à voir avec ceux de Calabre où les pâtes ont tendance à se battre seules contre les sauces tomate,… mais c’était bien aussi,… nostalgie)

  • Marina de Rimini très professionnelle (accueil nickel)
  • Catways (adieu pendilles ?), électricité, eau potable, sanitaires, carburant
  • Cher : 38 € + conso électricité, eau avec badge et caution pour badge (le bureau ouvre le matin à 8H)
  

Rimini-Porto Corsini (Ravenne) :

env. 27 milles. Côte sans intérêt (attention aux zones d’aquaculture)

 

 

ravenne.jpgRavenne :

 

Très belle ville, riche historiquement, à ne pas rater.

 

Porto Corsini est divisé en deux marinas : le club nautique sur tribord, assez bondé et muet (CH 9) et la récente marina « Marinara » sur bâbord avec de nombreuses places disponibles et un accueil très professionnel (CH 10)

 28 €

 

  • Eau potable, électricité, catways, sanitaires,
  • Wifi, carburant, bon shipchandler
  • Bus n°60 et 70 pour Ravenne (75, le soir) à 15km.

 

  

 

Porto Corsini-Porto Garibaldi : env.10 milles de gagnés pour la traversée du delta du Pô.

 

 

porto-garibaldi_.jpgPorto Garibaldi :

Escale sans grand intérêt. La ville historiquement tournée vers la pêche s’oriente désormais vers les activités touristiques.

Porto Garibaldi a une ambiance balnéaire style Grau du Roi dans un nouveau décor genre Market Street à EuroDisney. Ceci-dit, La population estivale est plutôt familiale et donne une touche bon enfant à l’endroit. Ici, pas de bimbos ni de Steevy et c’est plutôt pas plus mal.

  • Vous pouvez vous mettre à quai sur tribord dans le canal d’accès (c’est ce qu’on aurait dû faire, vu le peu d’attrait et le tarif élevé de la marina)
  • Sinon, la Marina est à bâbord pour un canal secondaire, à environ 1M de l’embouchure du canal principal.
  • Eau potable, électricité, pendilles, sanitaires, chantier.
  • Ville à 1,5 km le long d’une route sans attrait.
  • 35 €

 

 

 

po.jpgPorto-Garibaldi-Venise : env.60 milles sans trop d’abris possibles. Attention aux zones d’aquaculture. Le guide Imray déconseille de tenter les abris du delta du Pô, sujets à l’ensablement par des fonds déjà très limités. Le seul repli possible est dès-lors le port de Chioggia (entrée Ouest de la lagune vénitienne), mais qui reste cependant distant d’une grosse quarantaine de milles de Porto Garibaldi.Cette étape est du coup, un peu angoissante, d’autant que la côte est très basse et déserte. Par ailleurs, on nous avait mis en garde contre les orages fréquents de cette zone. Ca n’a pas raté : on s’en est pris un, heureusement en fin de parcours. Ce phénomène est cependant à prendre bien en compte pour cette étape assez longue. L’orage qui a levé un bon 30 nœuds d’Est (évidemment) nous a fait perdre plus de 2 heures sur le timing. La nuit, avec du vent, sous la pluie, pour une première arrivée dans le dédale de la lagune vénitienne ne représente pas une alternative optimale ni pour apprécier le spectacle, ni pour être totalement serein. En clair : nous aurions du couper l’étape et aller à Chioggia (qui plus est, vaut, paraît-il le détour) et achever tranquillement le parcours, le lendemain matin, par une petite étape pépère.

 

Venise (Vento di Venezia –île de la Certosa) : venisecontrejour.jpg

No comment sur Venise. C’est extraordinaire et tous les bons guides vous le diront et vous guideront dans les méandres des ruelles.

Je mettrai juste en garde les visiteurs contre les pickpockets. Isabelle s’est fait ouvrir deux fois son sac à dos (qui reste heureusement toujours sans valeurs) en une après-midi. La deuxième fois, j’ai pris deux gamins d’une dizaine d’années la main dans le sac. Le nombre de touristes et la promiscuité des ruelles offre un terrain idéal à ce genre de sport : prenez donc vos précautions.

 

 

certoze.jpg

 

Nos premières impressions sur Vento di Venezia sont plutôt bonnes. C’est un petit havre de paix séparé de quelques encablures de l’effervescence vénitienne. Ambiance très associative-babas (au bon sens du terme) volontaires et sérieux. Un port d’une petite centaine de places, un chantier, un petit hôtel-bar, une école de voile (les Glénans), un centre de design et beaucoup de verdure anime ce petit îlot dépourvu de tout véhicule (voir n° de Voile Magazine de début 2007).

 

  • Eau potable et électricité (en sus), poteaux, sanitaires (très communautaires aussi)
  • Attention au courant (2 à 3 nœuds) !
  • Station de Vaporetto (ligne 41 et 42)
  • Aéroport accessible par Vaporetto en 45 mn (changement à Murano). Nombreux vols dont la compagnie Vueling (retoUR sur Paris le 26 août pour 40 € !)
  • 2400 € pour l’année.

 

 

Et pour finir, un petit clip de ces jolies vacances

 

1053.gif Les autres topos de Ratafia (Mer du Nord, Baltique, Thyrénnéene, Croatie, Montenegro...)

 

Mise à jour le Vendredi, 15 Avril 2011 07:17
 

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