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Home Les First30 en voyage 2013-10 Tour de l'Atlantique de Nunky

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2013-10 Tour de l'Atlantique de Nunky PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Gérard - Nunky   
Dimanche, 06 Octobre 2013 09:00

Yehaaa, Gérard est en Martinique !

GerardMartinique

 

Mardi 4 février

Martinique

6 heures locales pour vous 11h, Le jour se lève sur le mouillage Anne, à proximité du port du Marin dans le sud de l'île,
J'y ai posé mercredi dernier mon ancre après presque 30jours de navigation et un peu plus de 3100 NM,

Ma première transat enfin réalisée,

Je voulais naviguer longtemps, connaître les alizés, leur régularité a autant en force qu'en direction, Je confirme, même si la première semaine a été peu ventée, j'ai toujours navigué avec un vent de secteur arrière, En revanche la houle s'installe de façon permanente.

Nunky qui n'est pas très large est rouleur,Se déplacer demande une attention de tous les instants, Autant à l'intérieur que sur le pont, Évidemment chaque chose a une place et s'y trouve,
Une routine s'installe, Faire marcher le bateau, suivre la route, même si cela ne consiste qu'à reporter les points GPS sur la carte, tenir le journal de bord, Il faut aussi se reposer, s'alimenter garder l'intérieur sec, Ciré bottes harnais restent dans la descente, au delà pas de tolérance pour l'eau, La houle monte rarement à bord et seules des vagues secondaires frappent le bordé et arrosent copieusement le pont, Le capot coulissant est fermé quasiment tout le temps , Le bruit aussi est permanent, mélange de vent, d'eau le long de la coque, de l'éolienne,,, Rien d’insupportable,
Les journées s’enchaînent sans discontinuer, Si il y a des moments de répit, se lever 2 ou 3 fois dans la nuit, s'équiper de pied en cap, se faire tremper est un peu pénible, Mais c'est le jeu!
Vu 4 cargos durant la traversée, Peu d'oiseaux ou de poissons,
Exceptés les exocets magnifiques à voir voler et que je trouvais sur le pont le matin, morts en général,
J'ai reçu chaque jour un bulletin météo établi par le routeur d'Eric dont j'ai déjà parlé, Rassurant,
J'ai lu de nombreux récits de transats idylliques, J'étais pourtant méfiant et les conditions habituelles en cette période, celles que j'ai rencontrées finalement, font que ce mois passé en mer fut une belle navigation certes, mais réservée aux passionnés si l'on veut vraiment y prendre du plaisir,

Le temps est bien établi dès la deuxième semaine, 20 25kts ENE, houle de 3m, Il faut maintenant surveiller l'état du bateau et l'usure provoquée par cette navigation toujours sur le même bord, Gréement, voiles, drosses du régulateur, pilote automatique,,, 2 fois par jour coup d’œil aux puisards qui doivent rester secs, Naviguer plusieurs semaines sur le même bord amène des situations inédites, des manilles se desserrent, des cordages s'étirent anormalement s'usent,

Au chapitre incidents importants: 2,

  • Le premier, pendant le seul coup de vent sérieux a été la perte de la partie immergée du régulateur: arbre de transmission et pale, Rupture de la tige filetée qui retenait cet ensemble, Trop d'efforts ou fatigue du matériau? Le PA a pris la relève sans problème,
  • L'autre fut quelques jours après la rupture de la drisse du génois sur l'enrouleur, La seule que j'avais remplacée! Cela s'est produit au petit matin, et j'ai récupéré la voile sans trop de problème,

Les 10 derniers jours se feront sous trinquette 20m2, un peu grande dans les grains,

Je reviendrai une autre fois sur ce chapitre matériel qui est primordial pour la réussite de croisières en solitaire, La taille
du bateau ou l'âge du capitaine sont secondaires, Eric qui a traversé en même temps que moi l'a fait sur son Coco de 6m50,

Navigation riche qui a rempli toutes mes espérances,

De navigateur du dimanche bien sûr, mais aussi du technicien qui l'a fait avec son outil, à la fois maison, véhicule, refuge, objet de fierté même si des fois,,,

Le soleil est maintenant levé, le premier grain de pluie a déjà séché,
Le temps est magnifique, comme tous les jours et l'eau est à 25 °, pas trop chaude selon les habitués,

Aujourd'hui ballade jusqu'à Fort de France, j'ai de nouveau envie de naviguer,

A bientôt

SMS de Gérard : 29/1 20:03 : "Salut à tous et à toutes. Arrivé ! Mouillage Ste Anne Sud Martinique "
SMS de Gérard : 30/1 01:38 : "Ce fut une belle mais rude navigation.Je vais préparer pour l'assoc. un résumé et peut être un point technique sur le matos, les moyens de communication, l'alimentation et la vie à bord à l'attention de ceux qui seront tentés."

Pour consulter via GoogleEarth sur votre ordinateur

 

19 janvier

Gerard par iridium ce matin (19/1/2014), Tout Va Bien a Bord, " je crois que je tiens aujourd'hui ma première belle journée d'alizé, avec houle et vent moderés, et en compagnie des poissons volants".

29 décembre

Le calendrier prévu est depuis longtemps oublié

Pas de problème pour autant. Tout va bien à bord (TVBAB, à retenir pour les messages Iridium). Je peaufine, je révise, je modifie, j'ajoute, je peins, je repeins,.. La vie normale à bord. Tout cela n'est en rien contraignant.
Jusqu'à Gibraltar il ne s'était agit que de nav de quelques jours, habituelles en Méditerranée.
Gibraltar Graciosa, je suis sorti de mon jardin. Outre la distance, je me frottais pour la première fois à l'Océan, Il a été indulgent.
Maintenant 25 à 30 jours de navigation. Ce pourquoi j'ai fabriqué Nunky, l'ai maintenu en état et amélioré tout au long de ces années.

J'ai approvisionné de tout, conserves, fruits, légumes, gateaux secs, charcuterie etc... Je ne vais pas en faire le détail car j'ai fait les courses en plusieurs fois, et à part les 80 litres d'eau en bouteilles je ne sais plus ce que j'ai à bord. Largement de quoi survivre mais la vraie question est que je vais avoir envie de manger ce que j'ai sous la main. Il semble que cela peut être un problème à la longue et provoquer affaiblissement et perte de vigilance. Je ne suis pas porté sur la cuisine et j'ai déjà perdu quelques kilos en ne mangeant que le stric nécessaire depuis 2 mois. Détail: j'ai un petit frigo de 35l qui me permet de conserver beurre, fromage et autres bricoles.
Par contre je noterai au jour le jour ce que je consommerai. Ca peut être intéressant pour les suivants.

 

 


22 décembre,

Des marins et des bateaux

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J'ai rencontré après bien des échanges de mail un navigateur parti de Toulon.
Le dernier contact datait de la veille.
Où es-tu ? À Naos depuis 2 heures.
Eric grand trentenaire barbu et souriant est ici depuis quelques semaines. Il vient à ma rencontre, sur le quai où se trouve Nunky. Bien des choses à se dire après cette course poursuite qu'il a gagnée sans conteste. Nous avions envisagé de sortir de Méditerranée ensemble. Mais bien entendu, j'étais en retard. Chacun quand même avait une idée de la position de l'autre. Visite de nos fiers navires, échange d'informations sur Naos, essentiellement pratiques car lui comme moi sommes d'abord en escale technique. Il vient d'installer une éolienne sur son voilier, un COCO 57 ! Oui 5,7m de long. Il faut être jeune et souple pour envisager une transat dans ces conditions. Comment fait-il pour y caser tout ce qu'il faut pour un mois de mer ? Quand je vois le volume de Nunky, 3 fois celui de Lady Scarlett, et je suis toujours à la recherche de place. Et que dire des conditions de vie quand le temps se gâte ?
Quelqu'un a dit : "plus le bateau est petit, plus le marin est grand" Et ce n'est pas qu'une image ! Bravo Eric ! Je me sens bourgeois dans ses pantoufles avec mon fidèle coursier.

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Et pourtant,,, J'ai fait la connaissance à Graciosa de Gérald, l’œil pétillant et la pipe au bec, tout particulièrement pendant le coup de vent, quand Chrysalide emportait le katway sur lequel il était amarré. Mais le navire a des arguments : 52fts, sans doute plus de 15 tonnes. Et lui de plaisanter sur la taille de Nunky ! Il navigue seul aussi après avoir débarqué 2 équipiers incompétents et peu agréables, Il se débrouille très bien.
Il faut dire que les équipements ne manquent pas : winches électriques, toutes voiles sur enrouleur, 2 postes de barre, propulseur d'étrave,dessalinisateur, groupe électrogène de 7000w, carré immense, cuisine complète et 3 cabines double avec salle de bains. Je n'ai pas vu la clim. Il faut dire que Gérald vit à bord à Royan et que l'on peut s'en passer. Quand je vous aurai dit que le capitaine n'est pas très grand, il me fait penser au plus petit des Dalton casquette comprise. On cherche l'équipage surtout s'il est derrière la capote de descente. Il n'est pas tout à fait seul, il y a Gary son petit york, minuscule sur ce grand pont, Mais il y a aussi des avantages avec cette grande unité. Hier midi, au menu nous avions des frites, des vraies, et du confit de canard grillé ! Le capitaine a un solide coup de fourchette et je vais devoir me surpasser pour lui rendre la pareille. Gérald et moi sommes de la même génération, il était facile de sympathiser. C'est chose faite. Amiral Giraud, il nous rendra visite l'été prochain dans nos eaux !

Je me demande si toutes rencontres ne me retardent pas un peu,..
On ne vit qu'une fois !

A bientôt,

 

14 décembre

GRACIOSA

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2 semaines déjà que Nunky a posé ses amarres dans le port de Caleta del Cebo sur Graciosa..
J'entends les mauvaises langues dirent que je vais y passer l'hiver !
C'est vrai que son isolement relatif et son mode de vie n'incite pas au départ. Pas d'activité industrielle, pas de circulation automobile, pas d'avion dans le ciel, ni de lignes électriques. La nature sans verdure, des plages magnifiques et ces petits volcans donnant du relief à l'île. Le village avec ses maisons blanches et ses rues sablonneuses fait penser à un pueblo mexicain, comme on les voit dans les films de Sergio Leone.
Pas de chevaux, Amandine, il n'y a pas la moindre pâture,
L'activité des habitants se résume à quelques commerces, à l'accueil des touristes venus pour la journée et à la pêche artisanale. Il y a quand même un trafic incessant de ferry, car tout arrive par la mer de Lanzarote, la grande île voisine.

Je ne suis pas le seul de cet avis.
Il y a Père, un Catalan parlant couramment français sur un superbe voilier en aluminium. Egalement un couple d'Anglais, Pen et son épouse Niki, sur un voilier en acier du genre de Nunky, en plus grand, qui attend un nouveau régulateur d'allure pour descendre en Patagonie.

Mais comme le dit une pub du moment, ça c'était avant !
Vendredi dernier, le 6 décembre, un à un les bateaux de pêche rentrent au port et se mêlent à nos voiliers sur le ponton, J'en ai un de l'autre coté du catway sur lequel est Nunky. Superbe avec ses peintures rouge et blanche, une dizaine de mètres, en bois, mais donnant une impression de solidité indiscutable. Son patron, la cinquantaine placide, me fait comprendre, par signes et quelques mots, que nous allons déguster !
Le lendemain, le vent monte du sud-est comme prévu, mais rien d'alarmant.
Dimanche et lundi, ça se renforce mais je continue mon travail sur le pont en me disant que peut-être on avait exagéré,,,Mon voisin passe voir son outil de travail plusieurs fois par jour.
Dans la nuit de mardi nous rentrons dans le vif du sujet, et au petit matin, les anémométres qui n'ont pas perdus leurs godets sont en butée dans les rafales : 60knts.
Plus alarmant, un catway qui supporte 2 voiliers de 40 et 50 pieds commence à arracher la bordure du ponton, lequel suit les mouvements de la houle qui se forme dans le port. Tous, plaisanciers et pêcheurs travaillent à le consolider. Il faut aussiporter des amarres sur un corps mort, remplacer celles qui lachent sur les bateaux sans propriétaire. Un génois se déroule, deux haubans cassent et un dématage est évité de justesse, Dans les rafales il devient difficile de se déplacer sur le ponton, et la nuit venue c'est proprement inquiétant.
Mercredi, même type de situation mais l'accalmie est annoncée, les rafales sont moins fortes et moins nombreuses.
Jeudi, 25-30knts, du vent donc mais après ces 2 jours, c'est un vrai plaisir. Il est temps de commencer à rincer les bateaux, gréements mâts et voilure recouverts de sable rougeâtre mélé de sel. Et il y a peu d'eau à notre disposition,...
Ce genre de situation est propre à Graciosa qui, située en contre bas de Lanzarote, subit une accélération du vent quand il vient du secteur SE. En tout cas, les prévisions météo semblent plus fiables qu'en Méditerranée.

Vendredi, petit NE,...Adieu Graciosa, départ pour Arecife, en compagnie de Gérald, sur Chrysalide, le Jeanneau de 50 pieds qui nous avait donné tant de mal pendant le coup de vent,
Belle journée au portant et le soir nous sommes dans la nouvelle marina de Naos, en cours de finition mais bien protégée derrière une longue digue. Voyons ce que nous réserve Lanzarote,...

A bientôt,

 1er décembre

CANARIES

 

 

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Enfin une grande étape ! En tout cas pour le méditerranéen que je suis, Jeudi 22 après avoir quitté LA LINEA, je n'irai pas très loin car le vent d'W est sensible dès la sortie de la baie d'ALGESIRAS, Le courant de surface qu'il génère me fait passer une nuit au mouillage dans la cala ARENAS, après quant même avoir laissé dans le sillage la pointa CARNERO,

Le lendemain, mer plate, avec toujours un peu de courant, En serrant la côte espagnole je progresse lentement en direction de TARIFA,,,où je ne comptais pas faire escale, Mais l'informatique du bord en avait décidé autrement, Depuis le matin le PC ne reconnaît plus son mot de passe, Dommage car plus de cartographie électronique, ni de fichiers météo, Tarifa est un petit port de pêche qui n'a aucune installation pour la plaisance, Il y a par contre un gros trafic de ferry avec TANGER, La police portuaire m'autorise un bout de quai sans difficulté,

J'ai eu la chance de trouver facilement le seul réparateur de ce genre de matériel, Après sa journée de travail qui se terminait à 21 h, FRANSISCO, a nettoyé mon PC infesté par des dizaines de virus, et ce malgré la protection en place, Merci à lui et à son épouse MERCEDES qui nous a tenu compagnie
jusqu'à la fin de l'opération, minuit ! Très intéressés,ils suivront mon voyage sur le site ainsi qu'avec la balise SPOT,
Samedi, après une courte visite de la ville, départ sous la pluie,
Couper les rails par temps maniable et de jour n'est pas très compliqué ;
les cargos circulent en ligne, éloignés de plusieurs milles, En revanche à
la tombée de la nuit il faut être vigilant pour éviter les nombreuses barques de pêche marocaines, qui se trouvent entre les rails,
Il faut presque 24h pour sortir de la zone du détroit où convergent des dizaines de bateaux,
J'ai pris l'option large pour éviter la côte marocaine et ses hauts fonds qui ont mauvaise presse par vent d'W, Le vent prend rapidement du NE,
Pendant 3jours du portant certes, 25 30 kts, avec la mer, pardon l'océan qui va avec, Expérience nouvelle pour qui sort de Méditerranée,
Pour moi qui aime naviguer à l'intérieur je suis servi, car ça passe de tous les cotés, et l'on y regarde à 2 fois avant de sortir, Il est fastidieux de s'équiper de pied en cap chaque fois, surtout la nuit, pour quelques minutes sur le pont,

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Mais NUNKY est un bateau pour ce genre de navigation et je m'y sens en parfaite sécurité,
 Les fichiers GRIB la prévoyaient, renverse au SE ensuite,
L'amiral GIRAUD, bien informé, m'avait prévenu, et d'autres amis aussi,
Ce téléphone IRIDIUM est une merveille !
Autre genre de navigation, mais de la houle forte également, avec en plus sortie de la route directe, Voir les points SPOT,
Un jour paisible, mi voile mi moteur, et LES CANARIES sortent de la brume,
D'abord l’île ALEGRANZA, grosse bosse sur l'eau, Puis LANZAROTE et enfin GRACIOSA qui s'en détache quand on est face au détroit qui
l'en sépare, l'ESTRECHO DEL RIO,
Graciosa mesure 6 kms de long et 3 de large, Un petit port équipé pour la plaisance, quelques petits chalutiers et le va et vient de ferry
assurant la liaison avec sa voisine, Il n'y pas de route, mais pour aller où ?
Les habitations sont sans étage, blanches, et semblent bâties sur le sable,
Île volcanique au centre ,et sablonneuse sur son tour, Pas de végétation et 2 jolis mouillages, Un endroit où l'on a envie de poser son sac, de souffler,
et de profiter du calme et du silence,
 Le responsable du port vous accueille, vous guide à votre place
 » lundi vous passerez au bureau, rien ne presse «
Il y a sur les 2 pontons une majorité de bateaux français, c'est suffisamment rare pour le signaler, Tous ou presque en partance pour
les ANTILLES, le BRESIL,,,, Ça discute ferme !
On y trouve quant même quelques restaurants, une alimentation et une ferreteria, ce que nous appelions quincaillerie chez nous dans le temps,
On peut s'y dépanner pour beaucoup de choses, Mais pas de gaz, dommage,
Encore une escale qui va être trop courte, Je vais devoir aller à ARECIFE sur Lanzarote pour quelques achats et compléter l'avitaillement,
Je pense que je partirai de là pour la MARTINIQUE sans passer par LE CAP VERT, L'avenir le dira,

A bientôt,

Lundi 18 novembre

Gibraltar enfin!

Plus de 2 jours de nav depuis CARTAGENE.

Météo égale à elle même, vent souvent contraire ou inexistant, houle de partout. Pour finir, samedi soir vers 23h, un violent orage de grêle à quelques 15 milles du rocher. Dans ces conditions le radar est aveugle et moi aussi malgré les lunettes que j'avais depuis longtemps à bord pour ce genre d'occasion. A cette distance, il y a déjà une dizaine de cargos qui font route à petite vitesse vers le détroit. Dans le grain j'ai préféré tirer un long bord en terre pour éviter tout risque de collision. Avant le lever du jour j'arrête le moteur 1 heure à moins de 2 milles du rocher, comme beaucoup d'autres grands ou petits. Impressionnant ce gros caillou qui sort de la nuit. Comme je n'avais pas les horaires des marées, j'attendais qu'un des voiliers se décide. Je dérivais dans le bon sens, j'ai remis en marche et les autres ont suivi.

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La rade est encombrée par de nombreux tankers qui déchargent leur cargaison dans des bateaux plus petits. Sur la côte beaucoup d'installations industrielles et fumeuses. Tristounet par ce petit matin gris, le golfe de FOS en comparaison paraîtrait riant. Tout au nord, LA LINEA a maintenant une marina. Belles installations et personnel accueillant. Pour info 16 euros la journée pour NUNKY. Ballade comme il se doit à GIBRALTAR. Sauf à grimper sur les hauteurs, sans grand intérêt. Circulation automobile effrénée et boutiques de vente d'alcools. Original, on traverse la piste de l'aéroport pour aller dans la ville. Mais le trafic aérien est peu actif. D'où que l'on se trouve le rocher est toujours imposant. Me voici donc à la porte du grand océan. Quelques courses, infos météo, et c'est parti pour la deuxième étape: LES CANARIES.

A bientôt.

 

 

13 novembre

La descente continue,

Après avoir quitté Estartit plein d'espoir quant à la météo, une courte étape puisque le soir même je laissais tomber mon ancre à Palamos après une vingtaine de milles.
Toujours cette houle de Sud et trop peu de vent pour la combattre efficacement. Le matin suivant cap au large vers Majorque en espérant des conditions meilleures. Moteur jusqu'à 18h, puis le  vent prend  de l'W et monte fort. 2eme ris à 22h et le dernier à 3h du matin. Ca marche bien jusqu'à 8h, se calme dans la matinée, quelques heures de moteur avant de retrouver un peu de brise propre à l’île. En fin d'après-midi, mouillage sous la pointe de la Avensada dans la baie de Pollensa, après être passé au pied du majestueux cap Formentor.Nunky Baleares associationFirst30
Ce cap a marqué, il y a de nombreuses années, ma première traversée vers les Baléares. A l'époque, nous utilisions la gonio. Mais les vrais repères étaient les  phares sur les grands caps. C'est sans doute pour cela que j'aime naviguer de nuit. Malgré nos GPS et autres équipements je cherche toujours ces précieux auxiliaires, et note sur le journal de bord leur apparition avec le même sérieux.
La pointe de la Avensada a aussi son petit phare qui surmonte une maison avec une grande terrasse, et quelques pins pour ombrager le tout. Le rêve !

Le lendemain, la persistance du SW me fait tenter le coté Est de Majorque pour continuer ma descente. Pas mal de NE du cap de La Pera jusqu'au cap Salinas. Mais le SW est là qui fraîchit. Il est 1h du matin et à 7h coup de vent. Je n'avais pas encore fait escale à Palma. L'occasion est trop belle !

Port de plaisance de la démesure, Après avoir laissé sur la gauche la darse occupée par les ferry et autres grands bateaux de croisière, j'entre dans la première marina qui veut bien me répondre sur le canal 9. Un « marinero » me guide depuis le quai, à travers des yachts voile ou moteur rutilants, de 20, 30,  40 mètres. Les espaces laissés libres entre ces géants me permettraient d'ailleurs de m'y installer. Il y a quant même 2 pontons pour des unités plus petites, où Nunky passera 3 jours tranquilles. Il est sur la place d'un 15m. La pendille est énorme mais trop courte et les pare-battages inutiles. Les environs du port sont très contrastés. En bordure de l'eau, promenade, palmiers, avenues, magasins, hôtels et résidences. Il y aussi une piste cyclable et piétonne qui, naturellement, vous amène au pied de la monumentale cathédrale. En revenant vers la marina, je suis passé derrière ce front de mer finalement assez classique. D'abord attiré par de vieux moulins à vent, en montant quelques dizaines de marches on change complètement d'atmosphère. Palam redevient le village qu'il devait être il n'y a pas si longtemps.
Certaines rues ne permettent pas la circulation automobile. Petites maisons modestes mais colorées, avec leurs habitants de tous âges devisant tranquillement sur le pas de leur porte. J'oubliais les chats, nombreux, dormant au soleil de novembre bien clément ici. Un peu plus haut encore, il y a un autre quartier plus laborieux avec d'innombrables boutiques tenues, me semble-t-il,  par des populations autres qu'européennes. L'accueil y est excellent. J'ai pris très vite mes habitudes dans une d'elles pour mes connexions Internet. Le patron n'y parle pas mieux espagnol que moi, mais cela ne gène en rien les affaires !

Jeudi 7, il faut bien partir et profiter du petit SSW qui souffle sur la baie. Direction Ibiza. Évidemment ça refuse, mais je continue cap au 290, bien au dessus donc de ma route,
Vendredi matin, 2h enfin de l' W fort, 2ris, etc,,, Je ne rentrerai pas dans le détail des jours suivants, vent contraire ou inexistant, nombreux navires remontant de Gibraltar ou y allant.

Le 10 escale à Cartagène dans l'après midi. Pour ceux qui passeront ici,ne pas se laisser impressionner par l'abord rebutant de ce port. En y arrivant, on aperçoit une carrière noirâtre, et un quai industriel. Passé tout cela, la ville apparaît.
Le port de plaisance y est bien abrité et le personnel très aimable et compétent. Peu cher également : 12 euros la journée de 0h à 24h. Attention toutefois, je parle du coté gauche en entrant, car il y a un autre bassin.
La ville est agréable, joliment décorée, bien tenue, sans doute à cause de l'influence de la Marine Espagnole et de son arsenal. Je ressens ici aussi cette ambiance propre à l’Espagne méditerranéenne : plus sereine et plus conviviale que le sud de la France. 
L’amiral Giraud, patron de Koantic, qui a déjà traîné sa quille ici, me disait regretter la démolition du quartier Maure. Qu'a t-il bien pu y faire,,,?
J'arrive tard en saison mais je ne regrette pas cet arrêt non prévu dans mon calendrier.

Je viens de vérifier, mercredi 13, il est 20h, il pleut, mais départ demain !

A bientôt,  

Gérard. 

 

29 octobre 2013  

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Le vent dans le nez !

Le golfe du Lion ne doit pas vouloir que je le quitte ! Depuis quelques jours il y avait de l'EST et maintenant du SUD comme s'il voulait m’empêcher de partir, J'ai quitté SETE  dimanche avec un temps couvert qui au fil des heures s'est éclairci me laissant espérer un petit NW plutôt habituel par ici, Au bout du compte, outre le reste de houle d'EST le vent s'est mis au SUD, est monté rapidement , et lundi matin, vers 1 heure, je prenais le 3éme ris dans une mer formée, au large de PORT-VENDRES, A 7 heures plus un souffle de vent, mais une houle croisée impossible, Le reste de la journée au moteur à faire de la montagne russe, Escale à ESTARTIT, au sud de la baie de ROSAS, Ancien petit port de pêche, reconvertit dans le tourisme et qui à la chance d'avoir une réserve sous-marine autour des îles MEDES, situées à quelques encablures, Le village est adossé à du relief abrupt  qui incite à la marche pour jouir du paysage, Il ne subsiste pas de constructions typiques, mais au moins tout est propre et le port bien organisé, A ce sujet comme il est prévu du NW fort demain, le personnel depuis ce matin fait le tour des bateaux pour vérifier les amarres, 

Le lendemain, au chevet de VOLVO

Les conditions de mer des jours derniers ne me permettaient pas de de surveiller ce précieux auxiliaire et plus précisément sa consommation d'huile, En général toutes les 10h je tire la jauge sans d'ailleurs être parfaitement convaincu à sa lecture, Là j'arrivai à 24h depuis FOS, Pour en avoir le cœur net j'ai vidangé et mesuré l'huile restante, Pour ce laps de temps il manqué 0,3l  sur 3l en tout au moteur et j'ai complété aussi l'inverseur qui a toujours été gourmand, Donc rien d'alarmant, J'en vois qui rigolent mais je me verrai mal sans ce vieux compagnon,

Demain j'espère passer le Cap BAGUR et son copain le cap SAN SEBASTIAN , après le régime des vents devrait changer,                   

Mais demain sera un autre jour !

25 octobre 2013  

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TOUT EST PAYE! 

   Au temps de la marine de commerce à voile et des grandes navigations, durant les escales souvent longues, les matelots dépensaient leur maigre paie et souvent plus, Mais s'ils arrivaient à remonter à bord sans payer leur dettes ils n'étaient pas obliger de le faire lors de leur prochain passage, D'où le fameux tout est payé!

Je ne laisse pas d'ardoise mais quel soulagement de pouvoir enfin larguer les amarres! Ne plus entendre les remarques mi moqueuses ou faussement attristées de l'Amiral: c'est pas cette année que tu parts? Tu vas l'user ce bateau! Christine t'as pas foutu dehors?

Trêve de plaisanterie,

Départ de FOS donc dans la matinée d'hier en présence de Christine et de quelques supporter, Le temps est presque beau, Après une heure de moteur le vent se lève de l'Est, sorti du golfe au largue sous génois,  Parfait pour commencer, Les heures passant, le vent forci  la mer se forme, le ciel est bouché, Rare dans la région, Arrivé à Sète à 22h et trouvé une place sans difficulté, Petite étape donc pour plusieurs raisons, Un problème de santé d'un de mes proches surtout m'incite à faire escale ici pour pouvoir revenir à FOS rapidement le cas échéant, En effet avec des vents d'Est ou de Sud les ports de plaisance du Golfe du Lion sont dangereux et la prochaine possibilité était Port-Vendres, ou même l'Espagne, Mais ces quelques heures de nav un peu dures m'ont permis de tester le bateau chargé plus que d'habitude, Pas de problème, Enfin je vais m'accorder quelques jours de repos avant de passer aux choses sérieuses, Le temps devrait passer au NW dans les prochains jours et me permettre de descendre vers GIBRALTAR,

 

 

 

Mise à jour le Dimanche, 09 Février 2014 09:45
 

Commentaires  

 
+1 # Emannuel - RATAFIA 03-12-2013 07:27
:roll: Bravo Gérard ! Bonne continuation !
 
 
0 # Philippe - OzOns 07-01-2014 13:42
Gééééééééééraaaaaaard, on te suiiiit !
 

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