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Home Les First30 en voyage 2010.08 Ratafia : Descente monténégrine - Le récit

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2010.08 Ratafia : Descente monténégrine - Le récit PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Emannuel - RATAFIA   
Dimanche, 08 Août 2010 18:28
juillet 2010.
Equipage : Isa, Manu et Léo (15 ans)
De Milna, ile de Brac/Croatie à Bar/ Monténégro
Préambule : pour la partie Milna à Palmizana voir topo 2009 « escales dalmates »


  • Philosophie générale :
Pour cette petite virée (à peine 300 milles en 1 mois), favoriser les petites étapes (20M) et les visites-balades terrestres, s'emm….r le minimum en privilégiant l’amarrage à terre et les corps morts au mouillage sur ancre. En effet, petite virée -> peu de frais globalement.mapsrataf2010.jpg On a donc pu n’être, cette année, encore un peu moins regardant sur les frais d’escales.

  • Conditions météo :

Nous avons eu de gros problèmes de bagues de safran gonflant à la chaleur (très chaud cette année > 30° tous les jours), cela nous a donc encore davantage encouragé à partir très tôt à la fraîche, ce qui permet toujours, en sus, de visiter les escales l’après-midi.
Le problème est que le vent du matin s’essouffle vite et ne revient que vers 14H -> donc beaucoup de moteur cette année.
Beaucoup d’orages et d’averses orageuses dès notre arrivée aux abords de Dubrovnik (avec une nette accentuation dans les bouches de Kotor et une augmentation notable de la force des rafales, >30 nœuds,  dans ces conditions).
Excellentes prévisions locales sur Site météo officiel croate : http://meteo.hr

 

  • Impression générale :

isamanu_300x225.jpgC’est en quittant la Croatie qu’on s’aperçoit quel magnifique bassin de navigation elle offre. Que d’iles, que de villes, que de mouillages, que de bonnes conditions de navigation ! Le tout agrémenté d’une exploitation qui coûte, certes, au plaisancier mais qui permet d’avoir des services sérieux dans des ports bien aménagés, des corps morts entretenus  et une nature généralement bien préservée.
Le Monténégro ne rêve que de profiter de la manne touristique qu’a drainée la Croatie mais ne possède pas les mêmes atouts. En effet, le Monténégro n’offre que peu  d’iles, n’a qu’une  une côte abrupte heureusement sauvée  par les surprenantes bouches de Kotor. Le pays n’a pas encore les mêmes moyens financiers  que son voisin, les infrastructures en souffrent et la pollution y est, par voie de fait, moins bien maitrisée. Son atout principal est d’y proposer  une vie moins chère (menu à 5 €, kilo de tomate à 0,80 €, cigarettes à 1 €,…) qui attire pour l’instant essentiellement leurs amis de l’Est (Serbie, Russie, Ukraine) ce qui accentue la forte ambiance slave bien dépaysante du pays.

  • Les escales

Port de Hvar
Nous y sommes passés en « touriste », Ratafia étant amarré à Palmizana, les jardins de Tito à la végétation exubérante (voir topo 2009 « escales dalmates » ), nous y sommes rendus par vedette.
La quinzaine de places au quai est vraisemblablement réservée aux super yachts. Pour les plaisanciers plus modestes, restent quelques bouées dans l’anse ou sur l’autre rive où il faut aller frapper une amarre à terre. L’ensemble du port est très ouvert au sud.
La ville globalement est assez croquignolette. Tout le foin qui est fait autour nous a semblé cependant un peu exagéré.

Uvala Lovisce – ile de Scedro –
Beau et bon mouillage, abrité de toutes les directions sauf en cas de fort vent du nord.scredo_300x189.jpg
Les deux zones les plus protégées sont au sud-est et au sud-ouest où les restaurants proposent des corps-morts. Nous avons opté par la crique sud-est avec un très bon accueil notamment du « jeune » du restau qui parle un français parfait.  340 kn (< 50 €) à 3 avec moult boissons, succulents calmars au vin rouge, crevettes frites et desserts. Une bonne adresse.
Belles balades à faire dans l’île, très boisée et  quasi inhabitée.

Marina ACI Korcula
Bon accueil, bien abrité, toutes commodités, mais très cher (357 kn/50 €).
L’escale à Lumbarda (voir ci-dessous) est  donc  une bonne alternative économique pour visiter la ville de Korcula (bus fréquents). Cette dernière mérite sa réputation : très jolie  avec toutes ses ruelles. Beaucoup de touristes évidemment.

Lumbarda /ile de Korcula

Bon accueil dans port protégé offrant toutes les commodités à des tarifs abordables (192 kn/27 €).
L’endroit est plutôt sympa loin de la horde de touristes de Korcula et, rarissime dans le coin, vous pourrez vous baigner sur une vraie belle plage de sable fin à Uvala Przina (à 2 km de là).
 
Luka Polace / ile de Mljetlac_mijet.jpg
Magnifique espace au fond d’un long bras de mer protégé par 4 iles.
Grande zone de mouillage à l’est ou, si vous êtes feignants et affamés comme nous, possibilité de s’amarrer, avec pendilles et électricité,  aux différents pontons des restaurants.  On nous avait conseillé le restau « Gigiga » qui avait un très bon rapport qualité-prix mais on s’est fait « harponner » juste  avant (un tien vaut mieux que deux tu l’auras) par le restaurant « Sponga » qui n’était pas si mal (300 kn/42 € pour 3 avec  moult boissons et cafés).
Belle balade à faire au lac de Jezero. Le billet d’entrée au parc national donne droit au bus, puis au bateau qui vous emmènera sur l’île (l’ile dans l’île, et oui) de SV Marija où vous pourrez vous baigner, entourés de forêts  dans une eau bien agréable, très peu salée, au pied du monastère). Gardez un peu de force pour ignorer le bus au retour et revenir par la forêt (4 km environ) jusqu’à Polace.

Okuklje / ile de Mljet
Beaucoup moins de places pour mouiller qu’à Polace mais de quelques corps morts et places avec pendilles installés par les restaurants. Très belle anse entourée de hautes collines abruptes et verdoyantes.mjlet.jpg
C’est le restaurant « Cameron » qui a eu le privilège de nous accueillir ;-). Ses pendilles sont sur le quai désaffecté du ferry et le restau est 50 m au nord est. Son « homme d’accueil » est charmant et parle bien français. 300 kn/42 € pour 3 avec moult boissons, cafés et desserts. Très bons calmars.
A noter : juste en face, le restaurant « Baro » offre en sus de la pendille, l’électricité et l’eau.
Pour digérer : une petite promenade (2 km verticaux) vers la chapelle dominant tout Okuklje

Dubrovnik
On nous avait conseillé économiquement d’aller à Orsam Marina (club nautique) face au quai des ferrys dans l’anse de Gruz. Il y avait visiblement  peu de place, beaucoup de remous et personne pour nous dérouler le tapis rouge.
Nous sommes donc rendus à la luxueuse marina ACI dans Rijeka Dubrovacka à 2 M de là. Tous services dont piscine digne de ce nom et bus très fréquents (1 € - bus 1A et 1B)  pour Dubrovnik.dubro.jpg
325 Kn/45 €, le luxe fait mal,…
Concernant la ville de Dubrovnik, nous avons bien sûr beaucoup aimé (et on n’était pas les seuls). En particulier le tour des remparts bien sûr,  mais aussi le fort-musée (accessible par téléphérique et dominant toute la ville),  le « war photo museum » (très très bien), et la galerie d’art moderne (mais où les expositions sont temporaires, la nôtre, sur Giacometti, était très chouette mais de là à généraliser,..) installée dans une superbe villa au sud de la ville.

Cavtat
Escale obligatoire lors d’un transit vers (ou du) Monténégro – because douanes et police -, Cavtat n’est pas très bien équipé pour ces formalités.
Au sud, le port de Cavtat lui-même avec son quai sans pendille réservé vraisemblablement aux yachts de la jet set (on s’est fait bouler comme des malpropres), une zone de mouillage sur ancre par une dizaine de mètres de fond et un quai des douanes, pour arrêt ponctuel, d’une vingtaine de mètres. Le tout ouvert complètement au nord-ouest.
artmoderne.jpgAu nord, la baie d’Uvala Tiha complètement ouverte au nord-est mais moins profonde (5 m en son extrémité) avec un petit port réservé aux locaux. C’est là que nous avons jeté l’ancre et qu’une fois l’annexe gonflée, nous espérions pouvoir faire les formalités en apportant les papiers à l’administration.  Que nenni : pour pouvoir faire les papiers, il faut que le bateau soit amarré sur le quai des Douanes (ouverture 8H-20H) et s’en aille directement après hors de la Croatie.  Donc, pour éviter toute friction avec tous les bateaux essayant d’accoster ce fameux minuscule quai des douanes, nous nous sommes pointés en catimini le lendemain matin  aux aurores après une nuit à surveiller les orages dans l’anse d’Uvala Tiha (merci au passage à Philippe/OzOns pour son envoi des prévisions météo). A noter qu’en sus, les services de Police furent, le lendemain, déplaisants au possible.
Une autre alternative aurait pu être de passer la nuit  au mouillage à Srebreno, 2 milles plus au nord et mieux abrité, pour arriver le matin à ce sacré quai des douanes.
Inutile de préciser que dans ces conditions, la ville de Cavtat dont la fameuse animation « St Tropézienne » qui se limite, en fait, au quai des supers yachts, ne nous a guère séduits.

Zelenika / Bouches de Kotor
Arrêt obligatoire pour les formalités d’entrée au Monténégro. Gros quai de commerce avec pneus qui salissent bien la coque. Officiels assoupis pas franchement aimables ni accueillants. La vignette de droit à la navigation se paie à la semaine, au mois ou à l’année (de mémoire, une cinquantaine d’euros pour 1 mois).gorges.jpg
A noter que nous avons rencontré de Cavtat à Bar, malgré des conditions clémentes, une mer très inconfortable car très  hachée due à la houle qui rebondit sèchement contre cette côte abrupte.

Herceg Novi (*)
La série noire des gens pas aimables continue. Pas d’accueil dans le port. Nous prenons donc l’initiative de nous diriger vers une des nombreuses pendilles libres sur le quai qui semble être celui des bateaux de passage.  Au moment de prendre la pendille, manœuvre bien engagée, l’espèce de jeune escogriffe faisant office d’agent du port, lève enfin ses fesses et vient nous engueuler  en nous disant que cette pendille est réservée. Quand je lui demande alors où on peut s’amarrer, à force d’insister, il me fait un geste désinvolte vers  l’entrée mal protégée du port et sans pendille puis va se rassoir, mains dans les poches, pour papoter avec son copain.
Demi-tour évidemment et cassum vers un lieu plus accueillant. On commencerait presque à regretter la Dalmatie,…

(*) : Repassé à Herceg Novi en mai 2011 où nous étions le seul bateau en escale. Très bon accueil par le chef de port titulaire. Très jolie petite ville très animée. Eau, éléctricité, carburant, toilettes fermées.

Porto-Montenegro (Tivat)tivat.jpg
42°26.1 N / 18° 41 .2 E  - VHF 71 – Tél : + 382 67 237 628
Le tout nouveau complexe de Porto-Monténégro veut devenir the port des supers yachts de la méditerranée. Pour les attirer, les gestionnaires ne lésinent pas, l’hivernage était gratuit en 2009 pour les yachts > 15m, et une réduction de 75 % leur est accordée s’ils s’engagent à y hiverner les 3 prochaines années. En sus, le gasoil leur sera vendu HT.
Bref, un port tout à fait approprié pour les 9 mètres de Ratafia ,….
Nous passons confiant les jetées du port à moitié construit lorsque deux dinghies immaculés conduits par deux pilotes non moins (immaculés) qui semblent n’avoir jamais vu si petit et si vieux voilier se précipitent sur nous.
 Surpris que nous puissions prétendre passer une nuit  dans ce sanctuaire du bling-bling, ils nous font patienter une demi-heure, le temps de demander l’autorisation aux plus hautes instances.  Le verdict tombe enfin : Alléluia ! Nous allons pouvoir nous amarrer à l’une des places vacantes du port à moitié vide. Veuillez nous suivre mon prince. Sous escorte pneumatique nous nous dirigeons donc vers la place qui va nous être octroyée et là, oh scandale ! Nous nous apprêtons à accoster nez au quai et troubler ainsi l’harmonie délicieuse des bateaux sagement rangés culs alignés (vous savez de manière à ce que les badauds puissent venir vous voir manger dans le carré).  Nous nous plions donc aux us et coutumes et viendrons comme tout le monde montrer  le petit popotin de Ratafia au peuple de Tivat.
Quant au tarif,… Pas vraiment cher : 40 euros la nuit pour un 12m. Le problème c’est qu’il n’y a pas de tarifs pour plus petit (ça existe ?),… No comment si ce n’est qu’il faut rajouter en sus la conso d’eau et d’électricité (5 €).
Au-delà de toutes ses anecdotes. Porto-Monténégro est une fourmilière géante où s’affaire quasiment jour et nuit une centaine d’ouvriers. Tivat, ancienne ville de garnison et de vacances prolétariennes, va se transformer en Gotham City en moins de deux. Fini le restau tenus par les deux mamies qui vous servent un menu à 5 euros. Fini les bains, très ambiance mer noire, des  familles modestes qui s’éclaboussent dans les eaux troubles des bouches de Kotor. Porto Monténégro avec ses yachts ukrainiens, panaméens et autres bermudiens est en train de révolutionner tout le quartier. Malte, Antibes et Naples n’ont qu’à bien se tenir.
A noter : bon mouillage, parait-il, à 2 M au sud-est de Tivat sous l’ile Stradioti.kotor.jpg

Kotor
Inutile de préciser que le trajet  jusqu’à Kotor, entouré de montagnes plongeant dans les bouches, est magnifique. Sans parler du passage « carte postale » près des iles-monastère de Gospa et Sv Djorje.
Pas d’accueil au quai de Kotor. Se placer soi-même avec les autres voiliers de passage. Comptez par contre sur le gars du port pour venir vous faire payer en fin de journée. 29 € avec pendille, eau et électricité. Pas de sanitaires. Wifi au bar de la marina à la porte sud de la vieille ville.
Superbe cité pleine de touristes. A faire bien sûr : l’escalade des remparts jusqu’au sommet à effectuer le matin tant que c’est encore à l’ombre. N’hésitez pas à faire un crochet juste avant d’arriver en haut par la petite chapelle perdue au milieu d’un cirque sur l’autre versant de la montagne.
chapelle.jpgUn loueur de voiture en face du port (opportunité de faire un saut vers Cetinj, l’ancienne capitale qui, parait-il, vaut le détour).

Budva
Bon accueil par les petits jeunes très actifs de la marina. Amarrage des voiliers sur le ponton extérieur inconfortable si ce n’est par son exposition du moins par tous les bateaux à moteurs qui tournent dans le coin. Toutes commodités. 31 €.
Vieille ville très pittoresque mais bondée de touristes clubers (Budva est l’Ibiza local).
Bombasses slaves siliconées à tous les coins de rues.
Séances photos avec poses lascives à tous les carrefours (le sport national de ces toutes fraîches nouvelles fashion victims).
Techno à faire vibrer les haubans toute la nuit.
Possibilité de mouillage sous l'ile en face (mais surtout ne coupez pas par les hauts fonds, faites bien le tour par le sud).

Une ptite vidéo sur le quartier ?

Bar
Ratafia va y passer l’hiver 2010 à sec avec OzOns au tarif (négocié par Philippe) de 1200 euros chez OMC Marina (Sv Nikola) située à l’intérieur du port de commerce et qui, sans que cela soit le grand luxe,  dispose de toutes les commodités.bar.jpg

OMC Marina a une grande zone de stockage (ancienne zone de la marine serbe), une grue mobile et un travel lift.  La Marina dispose aussi d’un ponton d’une vingtaine de places (malheureusement au dessus d’égouts nauséabonds) + quelques places disséminées sur les quais. Méfiez-vous de leur pendilles : elles sont prévues pour de grosses unités et la corde d’amarrage est très éloignée (prévoir donc un bout pour la prolonger).
De prime abord, OMC Marina semble un endroit sérieux pour laisser le bateau.  Elle propose également de nombreuses prestations de réparation et d’entretien.
Un autre marina est également présente à Bar (+ au Nord, à l’extérieur du port de commerce) : AD Marina. Sensiblement au même tarif, elle n’a pas les mêmes possibilités de stockage à terre qu’OMC (ni les mêmes prestations de chantier).
La ville de Bar en elle-même est très déconcertante : assez étendue, quadrillée par des voies très larges séparant des blocs d’ immeubles datant d’une quarantaine d’années et inégalement entretenus Pas très très joli mais animé et offrant de multiples ressources (magasins spécialisés, supermarchés, et marché très vivant et bien achalandé de tous les produits locaux).
lacbar.jpgLiaisons régulières pour Bari et Ancône en ferry. Aéroport International de Podgorica à 50 km accessible par train (en marchant 1 km depuis la gare « aerodrom ») ou par taxi (<40 €). Egalement aéroport international de Tivat éloigné de la même distance (desserte par bus avec 2 km de marche ou taxi).
Aux alentours : le grand lac Albano-monténégrin de Skadar sur la route de Podgorica a l’air d’être un lieu magnifique à découvrir.  Les ruines du  vieux Bar (Stari Bar) sur les collines valent le détour (accessibles par bus municipal). Une balade dans les montagnes par le col de l'ancienne route ramenant au lac Skadar nous a aussi enchantée. La capitale Podgorica n’a aucun intérêt.

Ulcinj (visité par les terres en mai 2011) : Le port est en travaux. Toujours possibilité de s'amarrer sur le quai (assez haut), mais la houle rentre, même avec des vents de Nord Ouest. L'ancien bassin protégé des barques des pêches est en train de se faire élargir et draguer. Selon les plans informatifs sur place, il devrait prochainement (travaux prévus d'avril à juin 2011), pouvoir accueillir, avec protection, les quelques éventuels bateaux de plaisance en escale. Par contre, je n'ai repéré ni bureau de douanes ni de police (le check out/in du Montenegro, quand on va/vient vers/de l'Albanie, semble donc être fait obligatoirement à Bar). Ville très intéressante et très vivante à différentes facettes : la ville orientale musulmane avec les minarets et les rangées de produits étalées à l'extérieur des magasins, vieille ville très chouette, et ambiance Macumba Bar sur la baie du port.

 

Cool Les autres topos de Ratafia : Mer du Nord, Baltique, Italie, Sicile, Malte, Venise, Croatie,...  

Mise à jour le Dimanche, 10 Juillet 2011 09:34
 

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