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Voici
un petit topo sur l’itinéraire Sibari (Golfe de Tarrente-Calabre)-Venise.
Ce topo fait suite aux précédents aisément disponibles
sur le site (2004 : Côte d’Azur-Calabre par la côte
Tyrrhénienne, 2005 : Calabre-Malte par Sicile Ouest, 2006 :
Malte-Sibari, Golfe de Tarente)
J’ai essayé
de rédiger ces topos de manière factuelle et descriptive afin
que ceux-ci puissent aider ceusse qui prévoiraient de faire un parcours
similaire. Un petit complément à jour aux différents guides.
Notre approche du voyage
est familiale et par conséquent autant touristique que voileuse.
Nous essayons, par exemple,
de limiter le nombre de grosses étapes et privilégions (malgré
le coût induit), les escales dans les ports pour découvrir plus
aisément les terres et donner l’autonomie que réclament
légitimement nos enfants (quoiqu’il n’y en ait désormais
plus qu’un à bord !). Après vote démocratique,
nous ne refusons cependant pas, quand l’occasion se présente, quelques mouillages.
Nous avons fait ce parcours
d’env.600 milles en une grosse vingtaine de jours en août 2007.
Pour un équipage familial (maman, papa et fiston) qui aime faire du tourisme
et non pas la course, c’était un peu short au niveau timing (avec
8 jours de coup de vent). Nous n’avons pas pu visiter assez les escales,
ni fureter hors des marinas. Ceci dit, la zone (mis à part quelques parties :
sud et région de Vieste) n’offre que peu de mouillages relativement
sûrs.
Notre parti pris de remonter
l’Adriatique au lieu de nous diriger vers la Grèce découle
de notre envie de découvrir Venise et la Croatie ainsi que de notre souhait
de naviguer en Mer Egée hors vacances scolaires en dehors des périodes
de Meltem. Ce que nous pourrons faire quand Léo, notre fils, aura mieux
à faire que de partir en vacances avec ses darons (suivant l’exemple
de sa sœur, d’ici 3 ans, l’affaire sera, je pense, réglée,..)
Quant aux choix de la remontée
par la côte italienne et non croate, c’est simplement notre curiosité
qui nous a guidés. La Croatie, cela sera pour 2008, la côte italienne
a aussi ses charmes (même si nous ne doutons pas du pouvoir d’attraction
des îles dalmates). Enfin, avantage non négligeable : les
ports italiens de l’Adriatique offrent, en juillet-août, un accueil
souvent chaleureux et de nombreuses places disponibles : les plaisanciers
italiens effectuant une transhumance traditionnelle vers la Croatie en période
estivale.
Météo : 8
jours de coups de vent (Nord>6). Nombreux orages fin août. Vents dominants :
Nord mais (heureusement) brises thermiques. Environ 150 milles effectués
au moteur.
Température : Très
chaud au sud (fréquemment>40°). 2 jours de pluie.
Sibari :
Outre
ce que j’ai pu en dire, en premières impressions lors de notre
arrivée en 2006. Voici les conclusions que je peux en tirer après
10 mois d’hivernage :
- Prix honnêtes (1600 € - pour 1 an à sec).
- Chantier offrant une large palette de travaux réalisables mais dont
je n’ai été que moyennement satisfait (un hublot changé
2 fois qui fuit toujours, un safran démonté qui a repris du
jeu, de l’étoupe changée version minimaliste,…)
- Bonne ambiance au chantier et à la Marina bien équipée
- Une accessibilité limitée par la terre (24h de train pour
Paris ou 3H30 de voiture depuis l’aéroport de Naples)
- Une accessibilité pas si complexe que ça par la mer si on
repère au préalable (sur leur site web) la dernière position
récente des bouées rouge et verte d’atterrissage. Le chenal
est ensuite balisé. En cas de doute, la marina peut vous envoyer un
zodiac pour vous guider sur appel VHF, CH9.
- Une ambiance typiquement calabraise : Sibari est très mort (plus
aucun commerce à proximité), les Calabrais ne respirent pas
la joie de vivre (et on peut les comprendre), il y a beaucoup de pauvreté
(prostitution, routes délabrées, détritus partout, petites
arnaques, ambiance de mafia latente, police absente ou faisant parfois un
passif acte de présence)
- Vide culturel impressionnant (général à la Calabre) :
très peu de mise en valeur de leur histoire, aucune librairie, aucun
cinéma, etc,….
- Très belles plages quasi-désertes et somptueux arrière
pays.
Sibari-Cariati : env.25 milles
Cariati :
- Port
typiquement calabrais : potentiel plaisance non-exploitéé et
ville quasi-morte
- Grand quai en entrant sur bâbord avec toute la place pour s’amarrer
(nous étions le seul bateau de plaisance)
-
Très pratique pour se positionner et diminuer l’étape de
traversée du Golfe de Tarente (de la place disponible - contrairement
à Ciro, complètement bondé par les bateaux locaux à
10M au Nord - + une sortie/entrée franche pour arrivée/dérapage
de nuit)
- Gratuit + robinet d’eau douce sur le quai et plages à proximité.
Cariati-Gallipoli : env.60 milles.
Peu de trafic maritime croisé (2 cargos allant vers Tarente). Calme plat de 11 à 16H.
Gallipoli :
-
Très belle vielle ville, très touristique et très animée
- Accueil (CH 9), eau non potable, électricité, pendilles, toilettes
sommaires sans douches, pas de carburant.
- Marina chère (45 €)
Gallipoli-Sta Maria di Leuca : env.20 milles.
Sta
Maria di Leuca :
-
Port très vivant au petit matin et en soirée (étape quasi
incontournable pour la Grèce - Corfu à 60 milles-), ambiance apéro
et sieste sinon.
- Ville animée avec de très belles et vieilles villas
- Beau point de vue au Phare (après l’ascension de l’escalier
Mussolini)
- Port ouvert au vent d’Ouest
-
Bon accueil (pontons de gauche en rentrant)
-
Pendilles, eau potable, électricité, carburant, sanitaires
- 25 €
Sta Maria di Leuca-Tricase : env.15 milles
Tricase :
Tout petit port très mignon et très encombré. Attention
aux nombreux baigneurs à l’entrée.
-
Pas d’accueil
-
5 places soi-disant réservées aux voiliers en transit. 4 étaient
prises par des barques locales. Nous nous sommes fait virer en moins de deux
de la cinquième par un local.
- No comment.
Tricase-Castro : env.5 milles
Castro :
-
Idem Tricase : Tout petit port très mignon et très encombré
-
Pas Idem Tricase : très bon accueil, les pêcheurs ont dégagé
3 bateaux pour nous faire une place (nous fûmes le seul voilier dans ce
trou de souris durant notre escale). Même réaction 2 jours plus
tard pour accueillir, en plein un coup de vent, une famille anglaise (papa,
maman, 70 ans + fifille et joli fiston) sur un 7 m (style folk boat), en provenance
directe de Corfu par un Nordet force 7, bien établi. Sacré anglais !)
-
Excellente protection
-
Très belle vieille ville dans la citadelle surplombant le port. Belles
baignades au pied des falaises.
-
Guardia di Costeria très tatillonne (surtout le boss moustachu à
grosse casquette) : vérification des papiers quotidienne (dès
fois qu’un Albanais ait surgi à bord pendant la nuit) et 3 jours
maximum d’escale (quel que soit, visiblement, le temps à l’extérieur)
-
Eau potable, pendille, pas d’électricité, WC publics
-
20€
Castro-Otrante :
env.10 milles
(4 heures à tirer des bords avec un bon renforcement d’un
NE déjà bien établi - env.30 nœuds- sur le cap d’Otrante)
Otrante :
Otrante,
bien que dans les Pouilles, nous a laissé un goût de mauvaise facette
Calabraise, nous y avons retrouvé les mêmes carences de gestion
économique du tourisme dans une région qui en a pourtant bien
besoin.
Otrante dispose en effet (paraît-il)
d’une très jolie ville très riche en histoire que nous réjouissions
de découvrir et d’un grand port. Malheureusement une partie des
quais reste non aménagée et réservée aux quelques
cargos susceptibles de faire escale. L’autre a été aménagée
de nombreux pontons, tous gérés par des sociétés
différentes. Il y a de nombreuses places vides sur ces pontons mais pas
question d’avoir le droit de s’y amarrer.
Pour les visiteurs, il n’y
a qu’une toute petite dizaine de places, face au quai, sans pendilles.
Résultat des courses : devant ce remarquable dispositif d’accueil,
les nombreux bateaux en escales (venant ou allant en Croatie ou en Grèce)
rebroussent chemin à peine les digues franchies ou, en désespoir
de cause, mouillent dans l’avant-port totalement ouvert du NE au SE en
se faisant branler et en espérant que ça ne s’aggrave pas.
Toute idée d’une longue virée touristique à terre
étant définitivement écartée. C’est cette
dernière option que nous avons d’ailleurs dû prendre. Vraiment
dommage.
Otrante-Brindisi : env.50 milles
Brindisi :
Petite ville bien attachante et qui s’attache à être coquette
malgré une architecture assez quelconque. Départ légendaire
des ferries pour la Grèce et flot de sacs à dos et bobs à
fleurs entre la gare et l’embarcadère. Brindisi fut la capitale
durant quelques mois de l’Italie lors de la Libération.
-
Possibilité de s’amarrer (par temps calme car grand fetch pour
les vents de NE) au centre ville devant le monument clôturant la Voie
Appia.
-
Possibilité de s’amarrer au Yacht club de la ville (sûrement
la meilleure solution, si on l’avait su plutôt) : l’ambiance
y a l’air très sympa et la protection parfaite.
-
Nous avons opté par facilité et fainéantise après
une longue journée en mer, pour la nouvelle marina : Bocca di Puglia.
On ne savait pas qu’on allait y rester bloqué (NW7-8) pendant 5
jours. Ceci dit, mis à part son isolement, la marina ne souffre d’aucun
reproche.
-
Bon accueil, eau potable, électricité, accueil, sanitaires, carburant,
chantier nautique, bus n°5 et 4 pour aller en ville (5km, des fois 1 €,
des fois 0,5€, des fois gratuit,… Viva Italia!)
-
A éviter absolument : le sordide troquet du port. Une véritable
escroquerie : 2 demis et 1 coca en boîte : 10 € !
Et en plus, le serveur tire la gueule !
-
Bien protégée de la mer par une jetée, nous avons cependant
pu constater que la marina n’offre aucune protection du vent en lui-même
lorsqu’il souffle du Nord. Quelques bateaux sur notre ponton ont eu bien
des difficultés avec leurs amarres bien sollicitées dans ces conditions.
-
18 €
Brindisi-Bari :
env.62 milles
(après 5 jours d’escale forcée à
Brindisi, il nous fallait allonger un peu la foulée)
Bari :
Peu
d’indications à livrer sur Bari. Nous sommes arrivés à
la tombée du jour à Porto Nuevo pour repartir au petit matin.
Nous ne disposions pas d’indications
précises ni récentes sur l’organisation de la plaisance
dans le port. Nous sommes donc allés vers les premiers mâts que
nous avons aperçus (à tribord en rentrant dans l’immense
darse).
Sans âme qui vive, nous
nous sommes glissés entre deux voiliers dans une marina lugubre. Enfermés
sur le ponton par une grille verrouillée, nous avons pris nos 6 heures
de sommeil et sommes repartis sans avoir croisé personne ni avoir rien
appris de plus sur la capitale des Pouilles.
Désolé.
Bari-Trani : env.15 milles
Trani :
Trani marque la fin de la pauvreté de l’Italie du sud. Trani sent
l’argent et le début du luxe made in Italy du Nord. Vieille ville
bénéficiant de toutes les invasions qu’elle a eues (grecque,
arabe, normande, turque,…). Son architecture est magnifique et variée
et ses habitants charmants et heureux. Une escale à ne pas rater.
-
Très bon accueil au port communal
-
Eau potable, électricité, pendilles, sanitaires, carburant. Port
surveillé 24H/24 par un policier en haut d’un mini-mirador (c’est
à lui aussi qu’on règle le port)
-
26 €
Trani-Vieste :
env.45 milles.L’arrivée sur cet « ergot » de l’Italie
Est est très belle.
Superbes collines boisées (malgré les incendies de cet été
2007), splendides falaises.
Attention en tournant l’île Sta Eufemia (au sommet de l’ergot) :
nous avons subi quelques effets locaux surprenants : du courant (avec des
marmites, kif-kif Golfe du Morbihan) et le vent qui passe de 0 à 30 nœuds
et d’Ouest à l’Est.
Vieste :
Attachante bourgade, mi-pêche, mi-touristique (superbes plages). Belle
vieille ville fortifiée. En se promenant un peu, on tombe vite dans des
forêts d’oliviers parcourues par des troupeaux de chevrettes et
de moutons (ça sent la Grèce à plein nez). A Vieste, on
voit aussi les premiers carrelets géants (comme sur la Charente) que
l’on retrouve jusqu’au Pô, suspendus au-dessus de l’océan,
avec des petits abris en bois de couleur, tout croquignolets.
- 2 pontons gérés par 2 sociétés différentes
(nous avons été happés par l’accueil du 2ème)
-
Accueil, eau potable, électricité, pendille, sanitaire, carburant
-
30 €
Vieste-Termoli :
env.50 milles
(pas d’autres ports en chemin si ce ne sont les Iles Tremiti,
plus au large).
On distingue également l’île inhabitée de Palagruza
(Croatie) à mi-parcours.
Termoli :
Nous, on a bien aimé, port de pêche qui empeste le poisson
et vieille ville fortifiée bien sympathique
.
-
1 ponton en bois géré par une petite entreprise familiale
-
Eau potable, électricité, sanitaires,
- pendilles, carburant
-
Assez cher cependant (40 €)
-
Port très ouvert au sud (ça bouge beaucoup à l’entrée)
Termoli-Pescara : env.50 milles à longer le littoral
qui commence à s’aplatir méchamment
Pescara :
Il faut prendre le bus ou un taxi (085-42-11-870) pour aller à la ville.
Nous n’avons pas eu le temps d’y aller.
- Port très très bien tenu
- Accueil (VHF CH6), eau potable, électricité, sanitaires grand
luxe, pendilles, carburant
- En entrant dans le port, laissez la rangée de bouées sur bâbord
(banc de sable)
- Excellent chantier très gentil, très réactif et très
compétent (et ils parlent français et anglais) – Tél :
085-45-10-361
- 25 €
- Pescara est un port que je conseillerai sans problème pour hiverner
Pescara-Giulianova : env.20 milles
Giulianova :
Port
de pêche couplé à une petite cité balnéaire
sans prétentions
-
Accueil (au ponton central : « Circolo nautico »)
-
Eau potable et non potable, électricité, pendilles, pas de sanitaires
-
Le port va être refait très prochainement pour créer une
véritable marina
-
24 €
-
Une bonne adresse pour manger une glace artisanale (conseillée à
juste titre par le papy maître du port) : « le Nettuno »,
tenu par une adorable grand-mère, sur le front de mer en allant vers
la ville
Giulianova-Civitanova : env. 25 milles
(début des premières
plates-formes pétrolières, nombreuses jusqu’à Venise)
Civitanova :
Idem Giulianova : Port de pêche couplé à une
petite cité balnéaire sans prétentions
- Pas d’accueil (mais nous étions le 15 août)
- Grâce à la gentillesse de plaisanciers locaux qui ont téléphoné
au responsable, nous nous sommes amarrés au ponton de la Lega Navale
- Eau potable, électricité, pendilles
- sanitaires
- 30 €
Civitanova-Ancône : env.30 milles.
Très beau passage du Mont Conero, dernier relief imposant de la
côte Adriatique en remontant vers le Nord.
Ancône et son paysage industriel surgissent comme une verrue après
le dernier cap du massif.
Attention aux nombreuses vastes zones d’aquaculture (qui ne sont
plus du tout aux endroits indiqués sur les cartes)
Ancône :
La
ville a dû avoir son heure de gloire comme en témoigne de superbes
bâtiments privés et administratifs. Elle n’est plus actuellement
qu’une énorme étape pour les voitures qui embarquent vers
la côte Est Adriatique. Même les commerçants au mois d’Août
n’y croient plus et avaient fermé boutique dans leur majorité
pour prendre leurs congés, laissant démunis des hordes de passagers
en transit affamés. Excellente gelateria sur la place centrale. Aucune
place pour les voiliers en transit dans le vieux port
La Marina d’Ancône est toute neuve mais mal gérée
2 mamies tiennent le bureau (fermé de 12H à 15H30) et se moquent
éperdument de l’endroit où vous avez amarré le bateau.
S’étonnent que vous souhaitiez utiliser les WC du port et que vous
n’ayez pas des vélos à bord pour aller en ville. Vu qu’on
s’est amarrés au pifomètre, sans que personne ne nous demande
rien, nous avons été bien bêtes d’aller nous déclarer
au bureau du port (on vieillit, on vieillit, en voulant être honnête,
on devient un peu bête)
- Eau potable, sanitaires, électricité, pendilles, ville à
3 km , en passant par les poubelles, les bretelles de voies rapides, les
entrepôts et les chiens qui grognent sous 40° à l’ombre
(et y a pas d’ombre,..)
- 40 € ! Une étape à éviter.
Ancône-Fano : env.15 milles de côte plate et qui commence
à être bétonnée à mort. Plate-formes pétrolières
dont une en construction sur le trajet qui donne une image assez incompréhensible
vue de loin.
Fano
(porto di Cesari ) : Cité balnéaire dont le front de
mer n’a que très peu d’attrait sauf si on aime les huiles
solaires, les plages de galets privées, et les bimbos italiennes. Par
contre si vous montez dans la vieille ville(2km) pendant que tout le monde est
à la plage (entre 15 et 17H par exemple), vous allez découvrir
une merveilleuse petite ville qui a des vrais airs de Parme ou de Bologne.
- Accueil, eau potable, électricité, carburant, sanitaires, pendilles
et catway (les marées commence à se ressentir, mais de
là à abandonner les pendilles J)
- Très bien protégé et avec 2,60 m de tirant d’eau
dans le chenal : un bon port éventuellement d’hivernage
- 25 €
Fano-Rimini : env. 15 milles de côte plate et bétonnée.
Rimini :
Surtout n’allez pas vers les plages qui sont un cauchemar (1300 hôtels,
vous imaginez !). Prenez plutôt l’allée ombragée
qui vous emmène de la marina à la vieille ville (2km environ).
L’ambiance y est assez similaire et sympathique qu’à Fano,
en un peu plus grand et avec un peu plus de monde, même à l’heure
de la bronzette. N’hésitez pas à finir votre balade en allant
vers le pont «Tibère » datant de l’époque
romaine. D’une part, il est très joli, d’autre part, juste
avant vous avez une Gelateria S.U.B.L.I.M.E (la dernière qui a le goût
de l’Italie du sud) et surtout, après vous arrivez dans le vieux
village de pêcheurs de Rimini, tout mignon avec ses maisons roses et leurs
fresques. Cerise sur le gâteau, vous tombez sur le supermarché
(dont les rayons n’ont plus rien à voir avec ceux de Calabre où
les pâtes ont tendance à se battre seules contre les sauces tomate,…
mais c’était bien aussi,… nostalgie)
- Marina de Rimini très professionnelle (accueil nickel)
- Catways (adieu pendilles ?), électricité, eau potable, sanitaires,
carburant
- Cher : 38 € + conso électricité, eau avec badge et caution
pour badge (le bureau ouvre le matin à 8H)
Rimini-Porto Corsini
(Ravenne) :
env. 27 milles. Côte sans intérêt (attention
aux zones d’aquaculture)
Ravenne :
Très belle ville, riche historiquement, à ne pas rater.
Porto Corsini est divisé
en deux marinas : le club nautique sur tribord, assez bondé et muet
(CH 9) et la récente marina « Marinara » sur bâbord
avec de nombreuses places disponibles et un accueil très professionnel
(CH 10)
28 €
- Eau potable, électricité, catways,
sanitaires,
- Wifi, carburant, bon shipchandler
- Bus n°60 et 70 pour Ravenne (75, le soir) à 15km.
Porto Corsini-Porto
Garibaldi : env.10 milles de gagnés pour la traversée
du delta du Pô.
Porto
Garibaldi :
Escale sans grand intérêt. La ville historiquement
tournée vers la pêche s’oriente désormais vers les
activités touristiques.
Porto Garibaldi a une ambiance
balnéaire style Grau du Roi dans un nouveau décor genre Market
Street à EuroDisney. Ceci-dit, La population estivale est plutôt
familiale et donne une touche bon enfant à l’endroit. Ici, pas
de bimbos ni de Steevy et c’est plutôt pas plus mal.
- Vous pouvez vous mettre à quai sur tribord dans le canal d’accès
(c’est ce qu’on aurait dû faire, vu le peu d’attrait
et le tarif élevé de la marina)
- Sinon, la Marina est à bâbord pour un canal secondaire, à
environ 1M de l’embouchure du canal principal.
- Eau potable, électricité, pendilles, sanitaires, chantier.
- Ville à 1,5 km le long d’une route sans attrait.
- 35 €
Porto-Garibaldi-Venise :
env.60 milles sans trop d’abris possibles. Attention aux zones d’aquaculture.
Le guide Imray déconseille de tenter les abris du delta du Pô, sujets
à l’ensablement par des fonds déjà très limités.
Le seul repli possible est dès-lors le port de Chioggia (entrée
Ouest de la lagune vénitienne), mais qui reste cependant distant d’une
grosse quarantaine de milles de Porto Garibaldi.Cette étape
est du coup, un peu angoissante, d’autant que la côte est très
basse et déserte. Par ailleurs, on nous avait mis en garde contre les orages
fréquents de cette zone. Ca n’a pas raté : on s’en
est pris un, heureusement en fin de parcours. Ce phénomène est cependant
à prendre bien en compte pour cette étape assez longue. L’orage
qui a levé un bon 30 nœuds d’Est (évidemment) nous a
fait perdre plus de 2 heures sur le timing. La nuit, avec du vent, sous la pluie,
pour une première arrivée dans le dédale de la lagune vénitienne
ne représente pas une alternative optimale ni pour apprécier le
spectacle, ni pour être totalement serein. En clair : nous aurions
du couper l’étape et aller à Chioggia (qui plus est, vaut,
paraît-il le détour) et achever tranquillement le parcours, le lendemain
matin, par une petite étape pépère.
Venise (Vento di Venezia –île de la Certosa) :
No comment sur Venise. C’est
extraordinaire et tous les bons guides vous le diront et vous guideront dans
les méandres des ruelles.
Je mettrai juste en garde les
visiteurs contre les pickpockets. Isabelle s’est fait ouvrir deux fois
son sac à dos (qui reste heureusement toujours sans valeurs) en une après-midi.
La deuxième fois, j’ai pris deux gamins d’une dizaine d’années
la main dans le sac. Le nombre de touristes et la promiscuité des ruelles
offre un terrain idéal à ce genre de sport : prenez donc
vos précautions.
Nos premières impressions
sur Vento di Venezia sont plutôt bonnes. C’est un petit havre de
paix séparé de quelques encablures de l’effervescence vénitienne.
Ambiance très associative-babas (au bon sens du terme) volontaires et
sérieux. Un port d’une petite centaine de places, un chantier,
un petit hôtel-bar, une école de voile (les Glénans), un
centre de design et beaucoup de verdure anime ce petit îlot dépourvu
de tout véhicule (voir n° de Voile Magazine de début 2007).
- Eau potable et électricité (en sus), poteaux, sanitaires (très
communautaires aussi)
- Attention au courant (2 à 3 nœuds) !
-
Station de Vaporetto (ligne 41 et 42)
-
Aéroport accessible par Vaporetto en 45 mn (changement à Murano).
Nombreux vols dont la compagnie Vueling (retoUR sur Paris le 26 août pour
40 € !)
-
2400 € pour l’année.
Et
pour finir, un petit clip de ces jolies vacances
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